
Yoann Lecourieux occupait, depuis 2014, plusieurs mandats à la province Sud, au Congrès, à la mairie de Dumbéa (en tant que premier adjoint de 2020 à 2023 puis premier édile jusqu’en mars), ainsi qu’au gouvernement (entre 2019 et 2025). L’homme politique avait donc été détaché de la fonction territoriale, dans laquelle il exerçait jusqu’alors pour le compte de la ville de Dumbéa, afin de pouvoir mener à bien ses différentes fonctions.
Mais, à la suite des élections provinciales du 28 juin, le mandat de conseiller à la province Sud et au Congrès de Yoann Lecourieux, qui n’était pas candidat, a pris fin (officiellement le 3 juillet). L’élu a donc décidé de réintégrer la fonction publique territoriale, ce qui se fait "automatiquement", précise un communiqué envoyé par la ville de Dumbéa, le mercredi 8 juillet. Yoann Lecourieux devient ainsi chargé de mission auprès du secrétaire général de la commune.
Mais ce retour dans les effectifs de la ville depuis le lundi 6 juillet, n’est pas sans conséquence. Car s’il n’est pas sorti vainqueur des urnes lors des élections municipales au mois de mars [1], Yoann Lecourieux n’en était pas moins resté conseiller municipal. Or, "il y a une incompatibilité de fait, explique-t-il d’emblée, on ne peut pas être employé et élu en même temps." Comme l’explique le communiqué signé par la nouvelle maire, Cynthia Jan, "afin de se conformer aux règles relatives aux incompatibilités entre l’exercice d’un emploi au sein de la collectivité et un mandat électif municipal".
Par conséquent, Yoann Lecourieux a démissionné de son mandat de conseiller, ce qui "sera formellement acté par le conseil municipal le 22 juillet". Il sera remplacé par son suivant de liste, José Wendt, ancien adjoint au maire, qui avait fait campagne avec lui sur la liste "Dumbéa avant tout !".
Une pause politique pour l’ancien représentant du Rassemblement, parti dont il avait pris ses distances au Congrès depuis début 2025. Mais pas forcément une fin. Le chargé de mission se donne le temps. Les prochaines élections sont prévues dans cinq ans. Et de conclure : "On verra le moment venu."