
En réponse à une question au gouvernement du sénateur Horizons Claude Malhuret, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a précisé les contours d'un projet de loi qui sera présenté "fin juillet" en conseil des ministres.
"Les peines aujourd'hui ne sont pas suffisamment dissuasives", a argué Sébastien Lecornu. "Je vous proposerai (...) de multiplier par trois les peines encourues pour celles et ceux qui commettent la production de faux contenus d'information en période électorale", a-t-il ajouté.
"La période électorale a quelque chose de sacré dans une démocratie, elle mérite une protection particulière", a-t-il expliqué, jugeant le risque "très aigu" en vue des prochaines échéances, y compris aussi lors des régionales et départementales de 2028.
Il a indiqué vouloir élargir à ces élections locales l'outil du "référé", qui permet de saisir en urgence la justice en période électorale sur des cas d'ingérences. Le Premier ministre complète ici des annonces déjà faites mi-juin, après avoir reçu les différentes formations politiques sur ce sujet.
"Aucun parti politique, aucun candidat, quel que soit son territoire urbain, rural, hexagonal, outre-mer, ne peut prétendre aujourd'hui être complètement à l'abri d'une opération d'ingérence", a martelé le locataire de Matignon, assurant néanmoins que les élections provinciales de juin en Nouvelle-Calédonie avaient été épargnées par ces opérations malgré un "risque" identifié.
Le Premier ministre a également défendu la création par décret d'une "commission d'information du public" en cas d'ingérence en période électorale, décrite comme un outil d'alerte "permanent" à destination de "l'ensemble de la presse, des juges, des élites, de la population, de nos concitoyens".