
Veylma Falaeo (Éveil océanien), élue le 29 août 2024, s’apprête à rendre son fauteuil de présidente du Congrès, après quasiment deux ans de mandat. Un mandat plus long qu’à l’accoutumée (un an) en raison du report des élections provinciales, qui se sont finalement tenues le 28 juin. La représentante restera néanmoins au sein de l’institution, où elle siégera aux côtés de trois autres conseillers de la même liste "Un autre monde est possible !", Milakulo Tukumuli, Teva Puahio et Sandra Hema.
Les groupes présents au Congrès [1] se doivent de déposer leur liste de candidatures en vue du renouvellement de ses instances pour les huit vice-présidents du bureau, les deux secrétaires, les deux questeurs, ainsi que les onze membres de la commission permanente. Ce qu’ils ont fait jeudi 9 juillet, c’est-à-dire la veille de l’élection. Une liste commune a été déposée par les groupes Les Loyalistes et Le Rassemblement, comprenant également l’Éveil océanien, à la suite de leur accord de gouvernance annoncé hier. Une autre l’a été par Kanaky NC, qui regroupe les représentants de l’UC-FLNKS (Îles et Nord), du FLNKS (Sud) et de Dynamique autochtone. Enfin, la troisième émane de l’Union nationale pour l’indépendance, constituée de six élus du Nord et de Wali Wahetra, du Palika Îles.
Pour que la séance puisse se tenir ce matin, il faut que le quorum soit atteint. Un minimum de trois cinquièmes des membres devront être présents. L’élection du président se tient à bulletin secret à la majorité absolue des membres, ou à la majorité relative si celle-ci n’est pas acquise lors des deux premiers tours. Trois tours maximum sont en effet possibles. Les autres membres du bureau sont élus au scrutin de liste à la représentation proportionnelle, suivant la règle de la plus forte moyenne.
Mais le scrutin, qui aurait pu être disputé, aucune majorité (28 sièges) ne s’étant dégagé au Congrès après les provinciales (26 sièges pour les indépendantistes tous confondus, 24 pour les non-indépendantistes et 4 pour l’Éveil océanien), pourrait finalement se dérouler sans apporter de surprises. Les Loyalistes, Le Rassemblement et l’Éveil ont en effet déclaré s'être mis d'accord sur un compromis pour gouverner ensemble pendant la mandature, jusqu'en 2031, prévoyant de concilier "l’urgence sociale" et la "relance économique", chacune défendue par ces deux forces politiques, en mettant de côté leurs "divergences" sur l’avenir institutionnel.
Comment l’Éveil océanien et Les Loyalistes-Le Rassemblement ont trouvé un "accord de gouvernance" [2]
Ainsi, l’idée développée par les responsables politiques en conférence de presse est de présenter les candidatures de Virginie Ruffenach (LR) à la présidence du Congrès et de Naïa Wateou (Les Loyalistes) au fauteuil de 1re vice-présidente, et celle de Milakulo Tukumuli à la présidence du gouvernement.
Un changement notable pour l’Éveil océanien dont les voix, en 2019, avaient permis d’élire Roch Wamytan à la tête de l’institution. Il était alors question d’une majorité océanienne, qui a fait long feu. Le parti "centriste", charnière, "faiseur de roi" dans l’hémicycle depuis son apparition il y a sept ans, permet cette fois la création d’une majorité de 28 élus non-indépendantiste.
La prochaine étape sera la nomination du 19e gouvernement. Les élus ont 21 jours pour le faire, soit jusqu’à la fin du mois de juillet.
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/infographie-provinciales-decouvrez-les-rapports-de-force-dans-les-assemblees-de-province-et-au-congres
[2] https://www.lnc.nc/article/comment-l-eveil-oceanien-et-les-loyalistes-le-rassemblement-ont-trouve-un-accord-de-gouvernance
[3] https://www.lnc.nc/user/password
[4] https://www.lnc.nc/user/register
[5] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements