
L’Agence française de développement intervient auprès des acteurs publics en finançant les collectivités locales, avec une approche qui "met l’accent sur les enjeux de transition écologique, énergétique et sociale", indique le rapport sur l’activité en outre-mer, publié le 10 juillet.
L’AFD peut également apporter un soutien technique. Cela a été le cas lors d’une mission dans le secteur de la santé, menée par un expert de l’AFD en juin 2025 [1]. Mais aussi à plus long terme, via sa filiale Expertise France, en mettant à disposition un agent. C’est dans ce cadre que la province des Îles va bénéficier d’une assistance, afin de l’aider à surmonter les difficultés financières et de gestion qu’elle rencontre dans sa démarche de redressement [2].
L’Agence agit par ailleurs dans le secteur privé, via des lignes de crédit en faveur de banques et d’institutions financières, des prêts à des entreprises (notamment pour financer des projets d’énergie renouvelable et d’infrastructures), ou encore des garanties.
C’est le montant engagé par l’établissement bancaire dans les territoires ultramarins en 2025, et ce sans prendre en compte le prêt garanti par l’État (PGE) de plus de 95 milliards de francs accordés à la Nouvelle-Calédonie [3]. Soit un résultat "inédit", mais qui s’explique uniquement par le PGE [4]. L’enveloppe est en réalité en baisse de près de 120 millions par rapport à 2024, en raison de la contraction des ressources budgétaires déléguées à l’AFD et de l’accroissement de l’offre bancaire.
Sur les 105 milliards, plus de 66 milliards sont allés au secteur public et 39 milliards au secteur privé. Sur ce dernier point, le rapport indique que l’activité de garanties "a atteint un niveau record avec 18,4 milliards de francs accordés à la Société de gestion de fonds de garantie Outre-mer (Sogefom), dans le cadre du dispositif de reconstruction pour la Nouvelle-Calédonie. Au total, plus de 2 100 garanties ont été octroyées en 2025, principalement aux TPE, et contribuant au maintien de plus de 8 700 emplois", assure l’AFD.
163 projets ont été financés en 2025, dont 37 soutenus par le Fonds outre-mer (FOM), et 14 ont concerné des territoires ultramarins et des États étrangers voisins.
Les investissements portent sur les infrastructures essentielles (santé, eau, assainissement, etc.), par exemple la construction d’une centrale biomasse en Guyane, afin de couvrir 8 % de la production totale de la région, d’une centrale géothermique en Guadeloupe, ou encore de projets photovoltaïques aux Antilles-Guyane.
C’est ce que note le rapport. L’activité de financement auprès du secteur public a reculé en 2025, "sous l’effet d’incertitudes budgétaire et politique, qui ont retardé certains investissements, ainsi que la réduction, en volume, des prêts bonifiés".
En revanche, dans le secteur privé, les prêts directs aux entreprises sont en hausse de 14 %.
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/sante/il-y-a-urgence-a-ameliorer-l-acces-aux-soins-selon-un-expert-de-l-afd
[2] https://expertise-france.gestmax.fr/15490/1/finance-rh-at-nouvelle-caledonie-province-des-iles-loyautes-h-f/fr_FR
[3] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/economie/politique/le-pret-de-120-milliards-de-francs-signe-par-manuel-valls-et-alcide-ponga
[4] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/politique/economie/le-congres-valide-les-28-6-milliards-attendus-de-l-etat
[5] https://www.lnc.nc/user/password
[6] https://www.lnc.nc/user/register
[7] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements