
Cinquante opérations ont été retenues par le haut-commissaire au titre de la vague 2 du plan de relance, un des axes du pacte de refondation économique et sociale, pour un montant de 10,1 milliards de francs, au bénéfice des collectivités, gouvernement, provinces, communes… C’est ce qu’indique l’État dans un communiqué, vendredi 17 juillet.
Cette annonce fait suite à une première, en avril, concernant le lancement du plan de relance avec la présentation, par Jacques Billant, des 54 premiers projets retenus, représentants une enveloppe de 6,8 milliards de francs (il était question, à l’époque, de 64 projets pour 9 milliards de francs, NDLR), pour, entre autres, les ponts de Tontouta et de Nouville, ou encore la liaison Hienghène/Kaala-Gomen, la voie Ducos-Koutio et la route provinciale à Thio. Le haut-commissaire indiquait alors qu’il s’agissait, deux ans après les exactions, de l’ouverture du "temps de la reconstruction". "Une étape importante, car le pacte entre dans sa phase opérationnelle. Il s’agit du début concret de sa mise en œuvre sur le terrain."
Plan de relance : 64 projets financés pour 9 milliards de francs [1]
L’objectif, souligne l’état, "engager rapidement des investissements créateurs d’emplois et répondant aux besoins des Calédoniens". Les priorités définies sont le désenclavement du territoire, qui comprend la réhabilitation de routes, la construction et rénovation de ponts et radiers, l’amélioration des dessertes des communes isolées ; l’accès aux services essentiels, c’est-à-dire l’alimentation en eau potable et les réseaux d’eau et d’assainissement ; la préparation de la Nouvelle-Calédonie aux conséquences du changement climatique et aux risques naturels ; ainsi que l’aide au développement de nouvelles activités économiques, notamment dans le secteur du tourisme.

Exemples d’opérations retenues :

Certains élus se sont félicités de cette annonce, à l’image de Sonia Backès, réélue présidente de la province Sud le 3 juillet, parlant "d’une bonne nouvelle de plus", et affirmant que les chantiers "vont démarrer dans les prochaines semaines".
Les deux vagues représentent quasiment 17 milliards de francs alloués depuis le mois d’avril. L’État insiste sur la nécessité désormais "d’engager les travaux au plus vite, au plus tard d’ici la fin de l’année, afin de permettre au plan de relance de produire les effets attendus".
Une dernière vague est attendue, le plan de relance représentant un investissement total de 24 milliards, il reste donc encore 7 milliards. Ce plan s'inscrit dans le pacte de refondation, qui constitue un engagement financier de l’État d’un montant de 240 milliards de francs sur cinq ans, décliné en six piliers.
