
Mes parents étaient agriculteurs en Nouvelle-Zélande, sur une petite exploitation. À la suite de mes études, le destin a voulu que j’atterrisse en Nouvelle-Calédonie, où j’ai d’abord été employé agricole avant de me lancer comme exploitant en 2006.
Plusieurs me viennent en tête, mais si je ne dois en choisir qu’un, ce sera André Mazurier, à qui je loue les champs que j’exploite, et avec lequel j’ai travaillé ces 30 dernières années, depuis mon arrivée sur le Caillou.
Récolter le produit de mes cultures et savoir que l’année a été une réussite. Malheureusement, on ne peut pas dire ça chaque année, loin de là même.
En fait, j’ai fait des études qui auraient dû me conduire dans des bureaux, mais ce sont justement ces études qui m’ont fait comprendre que je n’étais pas fait pour ça. D’une manière ou d’une autre, j’aurais travaillé dans un secteur en lien avec la nature.
Ce qu’on enseigne dans les écoles est souvent un peu utopique. Il y a des réalités du terrain que certaines personnes ne veulent pas entendre ou ne peuvent pas comprendre. Nous avons pourtant la chance d’exercer un métier noble, visant à nourrir la population de manière saine. Exercer ce type de métier, c’est dur. Il faut beaucoup s’investir, chercher à innover, mais ce sont aussi des métiers qui peuvent apporter beaucoup de satisfaction.
Le changement climatique est de plus en plus difficile à gérer. Depuis 2020, c’est très compliqué, et les impacts sur la rentabilité de nos exploitations sont mesurables. Devoir nous adapter aux aléas climatiques est notre plus grand défi pour les décennies à venir.
Sans aucun doute d’avoir eu l’opportunité et l’honneur de représenter ma profession et mes collègues dans divers organismes, et plus particulièrement d’avoir présidé la Foire de Bourail durant plusieurs années. C’était à la fois un privilège et une responsabilité, car il s’agit de la plus grande vitrine de l’agriculture calédonienne.
Comme je l’ai dit plus tôt, notre plus grand défi sera l’adaptation au changement climatique. J’envisage par exemple d’ores et déjà d’investir dans du matériel capable de réduire ma dépendance aux énergies fossiles, pour mieux maîtriser mes coûts. J’aimerais également que la Nouvelle-Calédonie s’ouvre plus à l’export et être un acteur de ce développement.
En premier, le service rendu pour nous fournir les engrais. Je sais que c’est parfois très compliqué et j’en profite d’ailleurs pour les remercier. Je remercie également le personnel des antennes et des services. Ils sont souvent un peu oubliés, mais c’est avec eux que les exploitants traitent et à Bourail nous sommes gâtés, ils et elles sont efficaces et adorables.
C’est mon premier tracteur. Il a une vraie valeur sentimentale à mes yeux. Et il marche comme une horloge malgré ses 37 ans.
Je suis peut-être un peu fou, et je vais sans doute surprendre, mais je pense à Martine Cornaille. Même si ses actions pour améliorer les choses sont souvent contre-productives et vont même à l’encontre de l’environnement si on creuse un peu le sujet, j’ai la conviction que nous aurions pas mal de choses à nous dire. [Rires] C’est peut-être ça mon rêve le plus fou finalement.
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