
Le 13 juillet, dans le Haut-Karabagh, région au cœur de tensions diplomatiques entre Paris et Bakou, le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev a de nouveau appelé à la "liberté de la Nouvelle-Calédonie [1], de la Polynésie, de la Martinique et de Saint-Martin", lors d’un Forum mondial des médias. Deux députés polynésiens, Moerani Frebault et Nicole Sanquer, ainsi que Nicolas Metzdorf, député de la Nouvelle-Calédonie, ont alerté Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur ces déclarations, dans un courrier envoyé lundi 20 juillet.
Les trois personnalités politiques se disent indignées par les propos du "dictateur", et estiment qu’ils sont "une insulte envers la France". Nicolas Metzdorf et les deux députés de Polynésie insistent sur "une véritable opération contre la souveraineté française en Outre-mer" menée depuis trois ans par l’Azerbaïdjan. Les élus appellent donc le ministre à prendre des décisions fermes envers le président azéri. "Les déstabilisations et les ingérences à répétition de l’Azerbaïdjan envers nos territoires ne peuvent plus demeurer impunies et être limités à de simples condamnations. Nous vous appelons à mettre en œuvre une réponse ferme. Les territoires ultramarins ne peuvent demeurer des terrains fertiles aux ingérences, il en va de la souveraineté de la France et du message que nous comptons envoyer à quiconque bafoue l’Outre-Mer et la France. Derrière l’Azerbaïdjan, d’autres puissances tapies dans l’ombre regardent nos territoires avec intérêts. La réponse de la France doit donc servir d’exemple pour toutes ses puissances qui déstabilisent et fantasment sur nos territoires."
Sur sa page Facebook, Nicolas Metzdorf appuie ses propos, "nous attendons une réponse ferme de la France et pas une énième condamnation sans saveur."