
Cette souche de la grippe aviaire a provoqué des maladies graves et engendré des taux de mortalité élevés chez les volailles et les oiseaux sauvages dans d’autres pays.
Le mercredi 29 juillet, quatre cas suspects de grippe aviaire ont été signalés sur l’île Kangourou, une destination appréciée des touristes dans le sud de l’Australie, abritant l’une des plus importantes populations de lions de mer menacés d’extinction.
La ministre du Secteur primaire de l’État d’Australie-Méridionale, Clare Scriven, a, en réaction, annoncé à la presse la suspension des visites guidées sur les plages de l’île, pour protéger au mieux ces mammifères déjà vulnérables.
À l’échelle de la région, 11 cas suspects recensés chez des volatiles sont à l’étude, a-t-elle ajouté. "Il est extrêmement probable qu’une propagation localisée ait eu lieu en ce qui concerne ces oiseaux", a-t-elle avancé. Vingt-sept cas confirmés ont été recensés à l’échelle du pays.
Les cas chez les humains restent rares, mais les experts craignent qu’une forte circulation ne facilite une mutation du virus qui lui permettrait de passer d’un humain à un autre.
Cette maladie mortelle fait craindre une aggravation du risque d’extinction auquel est déjà confrontée la faune australienne, composée de nombreuses espèces uniques au monde.