
Le projet de mise en culture du cannabis thérapeutique, destiné à tester la production locale de variétés contenant moins de 0,3 % de THC, semblait au point mort avec un retard accumulé au fil des mois. "On devait avoir les premières récoltes pour juillet, c’est vrai qu’on a pris du retard", reconnaît le ministre de l’Agriculture, Taivini Teai. En cause, selon lui, plusieurs précautions réglementaires indispensables avant de mettre les premières graines en terre, notamment le fait de s’assurer que les plants utilisés respectent le taux de THC aux normes. "Et il nous fallait être sûrs que les résultats de ces analyses soient fiables."
Ces obstacles sont désormais levés, assure le ministre. "On a déterminé les semences qui avaient le plus de chances d’avoir ce taux en THC inférieur à 0,3 %. Nous avons également formé nos agents de la Direction de l’agriculture."
Les agents doivent faire appliquer les mêmes règles aux neuf producteurs retenus, notamment en matière d’implantation et de sécurisation des parcelles. "Il faut que là où les neuf prestataires ont été choisis, les règles soient bien suivies, en matière de distance par rapport aux écoles, aux offices religieux et au fait qu’il doit y avoir des protections visuelles vis-à-vis de cette culture."
Reste désormais à former les producteurs, dont la formation, initialement prévue en avril, démarre finalement la semaine prochaine, et à donner le feu vert administratif aux cultures. Le ministre assure que les deux étapes sont désormais imminentes. "Le programme va pouvoir être véritablement lancé, et les semences données aux agriculteurs. L’objectif est d’obtenir les premières récoltes en avril."
L’arrêté "de mise à disposition, de définition, de localisation des cultures des prestataires qui ont été retenus" est lui aussi "en préparation", et Taivini Teai doit "le faire passer en conseil des ministres la semaine prochaine". Après des mois de report, cette étape doit permettre de lancer les cultures.