
Le restaurant d'application du lycée professionnel et hôtelier de Païta était entièrement détruit par un incendie, le samedi 25 juillet au soir [1]. Quelques jours plus tard, le mercredi 29 juillet, trois mineurs âgés de 15, 16 et 17 ans étaient placés en garde-à-vue, après avoir été identifiés comme les auteurs présumés du feu, informe le parquet dans un communiqué, ce vendredi 31 juillet.
Placés en garde à vue le 29 juillet, les trois mineurs "ont reconnu les faits, indiquant être entrés par effraction dans l'établissement pour y commettre des vols", précise Hélène Gaudet, procureure de la République adjointe. Les incendies auraient été déclenchés afin d'effacer les traces de leur passage. Les trois suspects n'ont jamais été scolarisés dans l'établissement.
Ils doivent être jugés devant le tribunal pour enfants le 24 août, pour destruction par incendie, dégradations de biens en réunion et vol aggravé par trois circonstances (la réunion, les dégradations et la commission des faits dans un établissement scolaire). En attendant, des réquisitions de placement en détention provisoire ont été prononcés contre le jeune de 17 ans, déjà connu des services de justice, et de placement sous contrôle judiciaire à l'encontre des mineurs de 15 et 16 ans, peu ou pas connus de la justice, avec notamment l'interdiction de paraître au lycée de Païta et l'obligation de respecter un couvre-feu.
Selon la procureure adjoint, les faits se sont déroulés le samedi 25 juillet vers 16h55. "Plusieurs individus au visage dissimulé se sont introduits au sein de l'établissement." Les caméras de surveillance ont permis de déterminer qu'ils se dirigeaient vers la grande case du restaurant, qu'ils tentaient alors "de forcer à l'aide d'un pied de biche". Le restaurant était entièrement détruit par incendie, et une salle de classe le jouxtant était également fortement endommagée par le feu, ainsi que la cuisine principale. Le préjudice est estimé à 35 millions de francs.
En conséquence, le lycée est resté fermé cette semaine pour 387 des 412 jeunes qui y sont inscrits. Seuls les 25 étudiants du pôle BTS ont pu reprendre les cours.