
La France n’en a pas fini avec les feux de forêt. Si l’incendie ravageur survenu en Gironde est en passe d’être maîtrisé, les pompiers de l’Hexagone continuent de lutter contre les flammes près de Millau et de Marseille. Ils seront bientôt rejoints dans ce combat par 31 sapeurs-pompiers Calédoniens. Le Caillou a répondu à l’appel à la solidarité exprimé par le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, qui a sollicité le soutien de l’ensemble des territoires ultramarins afin de constituer des détachements terrestres spécialisés dans la lutte contre les feux de forêt.
Les renforts calédoniens, constitués de 12 pompiers de la sécurité civile et 19 pompiers communaux des casernes de Nouméa, Dumbéa, Mont-Dore, Bourail, Koné et de La Foa, ont quitté La Tontouta dans la nuit de dimanche à lundi.
Une centaine de pompiers Calédoniens avaient exprimé ces dernières semaines leur volonté de rejoindre l’Hexagone. "Cette mobilisation traduit l’esprit de corps qui anime les services de secours calédoniens et fait écho au soutien apporté par les renforts nationaux lors des événements de 2024 en Nouvelle-Calédonie, ainsi qu’à l’occasion de précédentes campagnes de lutte contre les feux de forêt", ont salué le gouvernement et le haut-commissariat dans un communiqué commun, dimanche 2 août. La sélection, réalisée par la sécurité civile calédonienne en lien avec l’état-major interministériel du haut-commissariat, s’est faite sur la base des compétences requises "afin de couvrir l’ensemble des fonctions opérationnelles requises et des qualifications indispensables".
Les 31 sapeurs pompiers, dont 6 femmes, vont permettre de composer deux groupes feux de forêt déployés dans les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. "Compte tenu des besoins et de la gestion de crise sur le plan national, le détachement de Nouvelle-Calédonie ne sera pas prioritaire pour intervenir en Gironde", précisent les autorités. La durée de la mission est fixée à trois semaines maximum.
Les dépenses liées au transport aérien, à l’hébergement, aux déplacements, à l’alimentation seront prises en charge par l’État. "À travers cette mobilisation, la Nouvelle-Calédonie réaffirme pleinement son attachement aux valeurs de solidarité nationale et d’entraide entre les territoires", ont indiqué le gouvernement et le haut-commissariat.