
Analia Pigrée et Mary-Ambre Moluh se sont qualifiées mercredi 12 août pour la finale du 50 m dos aux Championnats d’Europe de natation à Paris, imitées quelques minutes plus tard par Maxime Grousset sur 100 m papillon.
Le Calédonien, champion du monde en titre de la distance, a nagé sa demi-finale en 50 sec 78/100, laissant le meilleur temps au Suisse Noé Ponti (50 sec 21) qui nageait à côté de lui. Le Hongrois Kristof Milak s’est intercalé entre les deux en 50 sec 50/100. "Noé fournit son effort dans la deuxième coulée. Moi j’ai essayé quand même de faire une bonne deuxième coulée aussi, je pense que je peux le tenir", a estimé Maxime Grousset. "C’est juste que là, il faut vraiment faire l’effort. Je ne me voyais pas le faire ce soir, tout simplement, pour pouvoir faire l’effort demain" en finale. "J’ai été prudent, j’en ai un peu sous le pied", a-t-il assuré.
Chez les femmes, Moluh a signé le troisième temps des engagées en demi-finale du 50 m dos en 27 sec 25/100, à cinq centièmes de son record de France. Pigrée, championne d’Europe de la distance en 2022, a, elle, nagé en 27 sec 34/100, soit le sixième meilleur temps. "C’était bien, je pense que j’ai encore un peu de marge, mais c’était une belle course. Je vais donner le meilleur de moi-même (jeudi)", a annoncé Moluh, qui s’est emparée mardi du record d’Europe du 100 m dos, à l’occasion du relais 4x100 m 4 nages mixte. En finale, les deux Françaises auront toutefois fort à faire face à la grandissime favorite, l’Italienne Sara Curtis, qui a frappé un grand coup en battant le record du monde de la distance lors de la deuxième demi-finale en 26 sec 63/100.
La petite déception de la soirée provient du relais 4x100 m nage libre féminin, composé de Mary-Ambre Moluh, Marie Wattel, Beryl Gastaldello et Albane Cachot, passé juste à côté de la médaille. À la lutte pour le bronze jusque dans les derniers mètres, les Françaises se sont fait passer sur le fil par les nageuses russes.
Malgré la frustration partagée par les quatre nageuses, "il ne faut pas s’apitoyer sur son sort, c’est une quatrième place européenne. On va monter en puissance et se nourrir de ce qui s’est passé ce soir", a souligné Gastaldello. Elles ratent le podium pour seulement 22 centièmes, mais améliorent tout de même le record de France en 3 min 33 sec 91/100. Portées par leur cheffe de file Marrit Steenbergen, les Néerlandaises ont dominé la course devant les Italiennes.