
Le Premier ministre australien, Anthony Albanese, a déclaré vendredi 14 août qu’il avait demandé au président américain, Donald Trump, lors d’un entretien téléphonique, une exemption des droits de douane imposés à son pays le mois dernier. "Ce que j’ai demandé au président, c’est qu’il envisage une exemption totale, ou, à tout le moins, aucune augmentation", a déclaré Anthony Albanese à la presse.
Comme une soixantaine d’autres pays, l’Australie s’est vu imposer le mois dernier une nouvelle surtaxe douanière par Washington, de 12,5 % dans son cas. Elles prennent la suite des surtaxes imposées en février par Donald Trump et arrivées à échéance.
Au cours d’une conversation "chaleureuse et productive", selon Anthony Albnanese, le président américain a accepté d’envisager d’exempter l’Australie de ces droits de douane. "J’ai demandé que la position de l’Australie en tant qu’alliée des États-Unis soit prise en compte, et le président a accepté d’examiner ma demande", a-t-il indiqué.
Bien qu’alliés, leurs vues sur les droits de douane sont "divergentes", a fait remarquer le Premier ministre : "Notre position en tant que gouvernement est que les droits de douane constituent une contrainte économique, un coût pour les pays qui les imposent, et nous soutenons le commerce libre et équitable."
Les deux dirigeants ont également évoqué, selon lui, les progrès réalisés dans le cadre du pacte Aukus qui prévoit notamment que l’Australie reçoive d’ici quinze ans au moins trois sous-marins à propulsion nucléaire de classe Virginia de la part des États-Unis.
Par ailleurs, Anthony Albanese a indiqué avoir échangé à propos de la guerre au Moyen-Orient et réitéré la position de l’Australie selon laquelle l’Iran ne devrait pas être autorisé à se doter d’armes nucléaires. "J’ai fait part de notre souhait de voir ce conflit prendre fin", a-t-il déclaré.