
Les deux têtes de reptiles étaient conservées dans une boîte en plastique dans un bagage qui n’a, étrangement, pas été récupéré à la descente du vol par sa propriétaire. Auditionnée mercredi 19 août, cette dernière "a déclaré qu’il s’agissait d’un souvenir acheté par un proche sur le territoire américain, ce dernier ignorant la réglementation stricte entourant le transport de telles espèces".
Les douanes précisent que l’alligator du Mississippi "est une espèce protégée au titre de la Convention de Washington". À ce titre, tout mouvement international (commercial ou personnel) de spécimens de cette espèce – qu’ils soient vivants, morts ou sous forme de trophées et souvenirs – est strictement encadré et soumis à la présentation obligatoire d’un permis, ajoute le communiqué.
Les deux têtes d’alligators ont été saisies, et la propriétaire du bagage a fait l’objet d’une pénalité douanière. "Le trafic d’espèces menacées constitue l’une des activités criminelles transfrontalières les plus préjudiciables à la biodiversité mondiale", indiquent les douanes. Au-delà de ses missions fiscales et sécuritaires, la douane est le premier rempart contre le commerce illégal de la faune et de la flore sauvages.