
Quatre navires ont été immobilisés ou conduits au port par les autorités de Kiribati, des Palaos et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour pêche illégale ou infractions aux licences de pêche, a déclaré l’Agence des pêches du Forum des îles du Pacifique (FFA), dans un communiqué transmis à l’AFP, qui précise que ces navires incluent des embarcations chinoises et indonésiennes.
Ces arrestations ont eu lieu lors d’une opération de surveillance menée par 11 nations insulaires, au cours de laquelle plus de 100 navires ont été contrôlés entre le 3 et le 14 août sur une zone océanique de 28 millions de kilomètres carrés.
La moitié du thon mondial est pêchée dans cette région, mais seulement 15 % de ces prises sont transformées ou traitées par les pays insulaires du Pacifique, ont indiqué des responsables du secteur de la pêche.
Le poisson génère 500 millions de dollars (51 milliards de francs) en droits d’accès et 1,2 milliard de dollars (122 milliards de francs) en recettes d’exportation chaque année pour les îles du Pacifique, tout en assurant les moyens de subsistance d’un tiers des foyers de la région, selon la FFA.
La majeure partie du thon est réexpédiée vers les marchés asiatiques par des flottes hauturières qui sillonnent les zones économiques exclusives de petits États insulaires moyennant le paiement d’une licence.
Le Forum des îles du Pacifique, qui débutera le 30 août aux Palaos, devrait discuter d’une nouvelle stratégie pour protéger les droits de pêche et augmenter les revenus, alors que le changement climatique menace les stocks.
Le mois dernier, les autorités de Tuvalu ont arraisonné un navire chinois pris en flagrant délit de pêche illégale dans leurs eaux tout en transmettant une fausse position géographique.
Entre 2008 et 2026, 278 avis de sanction ont été émis à l’encontre de bateaux de pêche chinois par les inspecteurs de la Commission des pêches du Pacifique occidental et central, ce qui représente le deuxième plus grand nombre après Taïwan, avec 319 infractions.