
Lorsque les pompiers arrivent route de Kopéto, vendredi 21 août, vers 15 heures, l’incendie était déjà bien établi. Le vent poussait les flammes à travers une végétation sèche, composée notamment d’herbes et de niaoulis, en direction des habitations.
"Dans ce secteur, on sait qu’avec le vent, ça part très vite", explique le sergent-chef Laurent Ramparany, sapeur-pompier à Koné. Les quatre agents alors présents à la caserne ont été engagés. Trois autres pompiers de la Sécurité civile et plusieurs véhicules sont venus compléter le dispositif.
Au total, sept maisons ont été directement menacées. La fumée a fortement réduit la visibilité sur les routes, qui ont été fermées à la circulation. Plutôt qu’une évacuation, les habitants ont reçu pour consigne de rester confinés chez eux.
Sur le côté gauche de l’incendie, les flammes ont atteint la limite d’une propriété. "Le flanc gauche a été arrêté à deux mètres des maisons", précise Laurent Ramparany. Une partie du feu a franchi légèrement la clôture, avant d’être immédiatement contenue.
Plusieurs chevaux se trouvaient également dans le secteur. Maintenus dans des parcelles suffisamment grandes pour pouvoir s’éloigner des flammes, ils n’ont pas été touchés. Des habitants sont venus épauler les secours avec leurs propres moyens, notamment des tracteurs. "Ils nous ont vraiment bien donné la main", souligne le sergent-chef.
Face à la vitesse de propagation, des pompiers formés à cette technique ont effectué un brûlage tactique. La manœuvre consiste à brûler, sous contrôle, une bande de végétation devant l’incendie afin de le priver de combustible. Elle permet d’empêcher les flammes d’atteindre la petite forêt sèche, où leur progression aurait été beaucoup plus difficile à arrêter.
Environ 15 hectares ont été parcourus par le feu. Une surveillance a été maintenue pendant la nuit. Samedi matin, des points chauds subsistaient encore à l’intérieur du périmètre, notamment dans des secteurs difficiles d’accès. Les pompiers procèdent à une nouvelle reconnaissance avant le retour du vent.
L’intervention rappelle aussi l’importance du débroussaillement autour des habitations. Dans le secteur menacé, les abords entretenus des maisons ont facilité leur protection. Laurent Ramparany recommande de conserver une bande dégagée d’au moins 50 mètres et d’éloigner tout ce qui peut alimenter les flammes.
Les premiers feux importants peuvent survenir dès juillet selon les années. À Pouembout, les vents réguliers ont désormais nettement asséché la végétation. Celle-ci conserve encore un peu d’humidité, prévient le pompier, mais les prochains départs deviendront beaucoup plus difficiles à contenir si le temps sec se prolonge.