
Chargé d’étudier les demandes de titres de séjour, le Bureau de la citoyenneté et de l’immigration (BCI) a exercé ses fonctions "dans un environnement singulier" en 2025, note le haut-commissariat, dans un communiqué de presse publié ce lundi 24 août, citant la "contraction de l’économie", la "poursuite du traitement des conséquences des exactions", ainsi que l’application de la loi "immigration" à la Nouvelle-Calédonie, deux ans et demi après son adoption dans l’Hexagone.
Dans ce contexte particulier, le BCI a prononcé 213 admissions en 2025, révèle le bilan annuel du haut-commissariat. C’est seize de plus qu’en 2024, année marquée par les émeutes. Avec 94 admissions, l’immigration économique reste le premier motif de séjour, mais demeure "particulièrement affectée par le recul des recrutements dans la filière mine-métallurgie". La baisse est de 75 % par rapport à la période 2022-2023.
En parallèle, le Bureau de la citoyenneté et de l’immigration a renouvelé 568 titres de séjour, dont 146 pour motif économique. "Le délai moyen d’instruction des premières admissions s’est établi à vingt-six jours" en 2025, avance le haut-commissariat. C’est "nettement inférieur" à l’objectif de quatre-vingt-dix jours fixé au niveau national.
Au 31 décembre 2025, la Nouvelle-Calédonie comptait 3 017 ressortissants étrangers titulaires d’un titre de séjour en cours de validité, pour un total de 103 nationalités représentées. Près de la moitié de la population étrangère du pays est composée de ressortissants du Vanuatu, du Vietnam et de l’Indonésie.
Comme le reste des préfectures françaises, le haut-commissariat de la Nouvelle-Calédonie est habilité à attribuer la nationalité française à certains citoyens. En 2025, 44 des 74 demandes déposées ont reçu un avis favorable (25 par décret et 19 par déclaration), au terme d’un examen de maîtrise de la langue française et "d’intégration républicaine" mise en place par la loi "immigration" de janvier 2024.
Ces nouveaux citoyens français sont originaires de dix-neuf pays. Une cérémonie "d’accueil dans la citoyenneté française", présidée par le haut-commissaire, les a réunis en octobre 2025.
En 2025, 54 873 demandes de carte nationale d’identité ou de passeport ont été enregistrées, dont 54 761 ont été instruites. "La chaîne de délivrance est fluide", se félicite le haut-commissariat, avec un délai moyen de 16,36 jours pour la délivrance d’un titre. L’objectif est fixé à vingt et un jours à l’échelle nationale.
La prédemande en ligne a concerné 2 930 dossiers, soit 5,3 % du total. Une pratique qui progresse, mais demeure insuffisante, regrette le haut-commissariat, qui annonce poursuivre son accompagnement des communes et des usagers pour faciliter l’accès à ce service en ligne, "tout en maintenant un accueil de proximité adapté aux pratiques locales".