
Le gouvernement australien s’est engagé à adopter une loi sur l’intelligence artificielle (IA), qui devrait réguler l’usage de ces outils via des dispositions concernant la propriété intellectuelle et la sécurité, a déclaré à l’AFP une source sous couvert d’anonymat.
L’État de Nouvelle-Galles du Sud, le plus grand du pays, a déjà annoncé qu’il allait examiner la faisabilité de 26 nouveaux projets de centres de données, d’une valeur totale de 100 milliards de dollars (plus de 7 000 milliards de francs).
La construction de "data centers" a augmenté de 65 % par an lors des trois dernières années dans cet État, qui en compte aujourd’hui 90.
Mais une proposition visant à construire une de ces infrastructures dans un site classé et près d’une école a été retirée en juin, après une polémique.
Anthony Albanese devrait défendre la mise en place de normes nationales en matière d’utilisation de l’eau et de l’énergie par les centres de données. Il devrait également chercher à minimiser leur impact sur les habitants, avec des règles enjoignant à implanter les centres loin des écoles, des habitations, des terres agricoles de qualité ou de sites potentiels de construction de logements.
La start-up américaine Anthropic a fait pression sur les responsables australiens pour qu’ils modifient la législation sur les droits d’auteur afin de faciliter l’entraînement des modèles d’IA, suscitant une vive réaction des médias et du secteur artistique.
L’Australie est devenue en décembre le premier pays au monde à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une mesure qui a rencontré un succès mitigé.