
Une partie des agents et des surveillants du centre pénitentiaire de Koné sont mobilisés depuis le début de la matinée, ce mardi 25 août, devant l’établissement, répondant à l’appel de l’Union syndicale des travailleurs Kanak et des exploités (USTKE).
Ils dénoncent des "problèmes de sécurité" rencontrés par le personnel ces derniers mois, rapporte Guillaume Dobenesque, secrétaire général de la section centre de détention de Koné de l’USTKE. "Les agents ne se sentent pas en sécurité", affirme-t-il, pointant des "lacunes" relevées "dès l’ouverture" en 2023 et qui se seraient aggravées depuis.
Présenté à son ouverture comme un établissement moderne, il serait aujourd’hui confronté, selon Guillaume Dobenesque, à un déficit de maintenance. "Le centre est équipé de nombreuses technologies qu’on n’est pas capables de réparer localement lorsqu’elles tombent en panne, il n’y a pas la main-d’œuvre qualifiée sur place."
La situation serait à l’origine de plusieurs incidents entre détenus, mais également avec les surveillants. L’évasion de cinq détenus, en mai 2025 [1], a également mis en lumière certaines défaillances. Les grévistes exigent, par conséquent, la mise en conformité des équipements défectueux. "La direction nous répond qu’il n’y a pas de moyens disponibles", regrette Guillaume Dobenesque. La mobilisation du personnel intervient quelques jours avant la venue, en Nouvelle-Calédonie, du directeur de l’administration pénitentiaire, accompagné du directeur interrégional des services pénitentiaires d’Outre-mer.
"Ils étaient déjà venus il y a un an, rappelle le syndicaliste. Ce sera l’occasion de leur rappeler que les difficultés n’ont toujours pas été réglées." Le centre pénitentiaire de Koné accueille 120 prisonniers encadrés par 80 surveillants. Contactée, la direction de l’établissement n’a pas souhaité répondre à nos questions.