
Les "Super Garuda Shield", qui se tiennent depuis près de 20 ans, mobilisent cette année 4 700 soldats issus d’Indonésie, des États-Unis et d’une douzaine d’autres pays dont le Royaume-Uni et la France. Les manœuvres, qui se déroulent sur plusieurs sites, notamment sur les îles de Sumatra et de Bornéo, dureront jusqu’au 11 septembre.
Jakarta, à l’origine du mouvement des non-alignés, maintient une politique étrangère neutre, qualifiée de "libre et active", tout en évoluant sur une ligne de crête diplomatique pour préserver de bonnes relations tant avec Washington qu’avec Pékin.
Les exercices lancés lundi, auxquels l’Italie et la Thaïlande notamment ont envoyé des observateurs, sont cruciaux pour "bâtir l’architecture humaine qui assure la sécurité de la région indo-pacifique", a déclaré Patrick J. Ellis, commandant de la 4e division d’infanterie américaine. "Le paysage sécuritaire de l’Indo-Pacifique est complexe et il est impossible de renforcer rapidement les capacités opérationnelles une fois qu’une crise a éclaté", a-t-il ajouté, depuis une école militaire de Bandung, à l’est de Jakarta, où les manœuvres ont officiellement débuté.
Les exercices comprendront un entraînement à l’infiltration pour les forces spéciales et des exercices de cyberdéfense, a précisé Patrick J. Ellis.
En avril, l’Indonésie a élevé sa coopération en matière de défense avec les États-Unis au rang de "partenariat majeur de coopération en matière de défense".
La première économie d’Asie du Sud-Est a également mené ce mois-ci un exercice naval conjoint avec la Chine, qualifié de "provocation" par Taïwan.
Un peu plus tard cette année, l’Indonésie et la Chine doivent à nouveau mener des exercices militaires conjoints dans le cadre de "Heping Garuda", un exercice récurrent axé sur l’aide humanitaire, les secours en cas de catastrophe et la coopération militaire.