
Une colonne de fumée d’une trentaine de mètres s’est élevée, mercredi 2 septembre, au lotissement Gomewe, à Koné. Le feu s’était déclaré dans une végétation très sèche, composée notamment de niaoulis et de hautes herbes, à proximité de l’internat du collège, du foyer des jeunes travailleurs et du centre de formation de la province Nord.
Les changements de direction du vent ont sérieusement compliqué l’intervention des pompiers. "C’était un gros feu, avec une colonne de fumée d’environ 30 mètres", rapporte Laurent Ramparany, chef adjoint du centre de secours de Koné. Une maison en bois située près du foyer a notamment dû être protégée.

Trois engins-pompes et deux véhicules légers ont été mobilisés. Pour contenir les flammes dans un périmètre défini, les secours ont procédé à un brûlage tactique. Des bandes de protection de 20 à 40 mètres ont été aménagées autour du foyer, notamment entre le feu et la maison. La végétation y a été brûlée afin d’empêcher l’incendie de poursuivre sa progression.

À la levée du dispositif, vers 20h30, les pompiers ne relevaient plus aucune fumerolle ni aucun point chaud. Une reconnaissance effectuée jeudi matin n’a constaté aucune reprise. Le feu est désormais "fixé et maîtrisé", précise Laurent Ramparany.
Mais le répit aura été de courte durée. Ce jeudi 3 septembre, vers 8 heures, les pompiers ont de nouveau été appelés, cette fois-ci pour plusieurs départs de feu au dépotoir de Pouembout. Des foyers ont été allumés à l’entrée du site, mais aussi parmi les ordures ménagères et les déchets verts, selon le pompier.
L’incendie est toujours en cours ce jeudi matin. Quatre engins-pompes de la Sécurité civile et du centre de secours de Koné ont été engagés, avec un véhicule léger, une arroseuse, des bulldozers et des pelles mécaniques. Ces engins sont chargés de déplacer les déchets pour permettre aux soldats du feu d’atteindre les parties qui se consument en profondeur.
"C’est dangereux parce que, parfois, on ne maîtrise pas ce qu’il y a dans le dépotoir, souligne Laurent Ramparany. Il peut y avoir des explosions."Ce type de feu peut également couver sous les amas de déchets et reprendre après plusieurs heures, c e qui rend l’intervention particulièrement longue.
Même si aucune communication officielle n’a été faite à ce sujet, la multiplication des foyers ne laisse que peu de doute quant à l’origine criminelle de ces incendies. À Pouembout, les pompiers se préparent à une intervention pouvant se prolonger au moins plusieurs jours.