
Une nouvelle qui s’ancre dans l’histoire du Pacifique, un roman qui rêve une Nouvelle-Calédonie fantastique, un ouvrage illustré pour présenter un animal local, un guide des espèces calédoniennes… Les ouvrages calédoniens sont aussi riches que la culture et la nature d’ici. Mais le grand public n’a pas toujours le réflexe "livres calédoniens". La première édition du festival Lire un pays permet ainsi de promouvoir la filière.
Le Salon international du livre océanien (Silo), porté par la Maison du livre et financé en grande partie par le gouvernement, n’a pas pu se tenir depuis 2024, en raison de coupes budgétaires. Mais c’est sans compter la volonté des équipes de la Maison du livre. En quelques semaines, elles ont ainsi monté ce festival du livre calédonien, car "sans salon, il n’y a pas d’événement majeur autour du livre pour faire connaître la production locale, booster les ventes et faire vivre la filière", appuie Liliane Tauru, présidente de l’association La Maison du livre.
Lire un pays, c’est donc une journée, samedi 5 septembre, pour naviguer au cœur des ouvrages calédoniens, en présence de huit maisons d’édition et de plus d’une vingtaine d’auteurs et d’autrices, le tout au sein d’une librairie à ciel ouvert pour acheter tout plein d’ouvrages passionnants et les faire dédicacer tout au long de la journée. Lire un pays est un festival participatif, avec de nombreuses animations, rencontres et ateliers tout au long de la journée.

Outre les dédicaces, des auteurs et autrices phares du pays seront présents pour rencontrer le public, comme Christophe Sand et Pierre Laboute pour l’IRD, " deux pointures dans leur domaine ", souligne Liliane Tauru, Nicolas Kurtovitch et Pierre Gope, deux dramaturges, "qui observent et sont des visionnaires à la fois, dénoncent, révèlent parfois ", ou encore Alejandra Rinck-Ramirez et Frédérique Viole, illustratrice pour la première, autrice pour la seconde, qui naviguent davantage dans l’univers de la littérature jeunesse. Mais pas que.
" Nous sommes très heureuses de la qualité des invités, se réjouit la présidente de La Maison du livre, il y a de la profondeur et de la convivialité à la fois. " Lire un pays sera l’occasion pour certaines maisons d’édition de présenter leurs nouveaux ouvrages, comme la province Sud qui va ainsi dévoiler une série d’ouvrages autour de la santé à l’école.
Cette première rencontre littéraire, ce sont de nombreux ateliers, des concerts, des lectures par des comédiens et des comédiennes. Ainsi, place à la découverte de l’origami, du bambou gravé, de l’aquarelle ou encore du collage pour les ateliers. Sylvain Lorgnier, Stéphane Piochaud, Laurence Bolé, Bessie, Julie Dupré ou encore des agents de l’Académie des langues kanak feront entendre leurs voix pour découvrir les lignes de certains ouvrages.
La musique a également sa place avec les concerts d’Akel Waya et I Nu. Si, en quelques semaines, La Maison du livre a réussi à monter un tel événement, réunissant maisons d’édition, auteurs et autrices, artistes, associations et financements (par l’Association des éditeurs de Nouvelle-Calédonie et la Mission aux affaires culturelles du haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie), c’est que la filière réclame un événement.
La Maison du livre porte un autre temps fort autour de la littérature locale : le Festival scolaire de littérature calédonienne. De septembre à novembre, dans une poignée d’établissements sélectionnés partout en Nouvelle-Calédonie, plus d’un millier d’élèves vont se plonger dans la littérature calédonienne.
Lire un pays, samedi 5 septembre de 9 heures à 18 heures, au parc de la Polyclinique de l’Anse-Vata. Plus d’infos sur la page Facebook de La Maison du livre [1].