
Parti samedi 12 septembre de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, le vol SB501 de la compagnie Aircalin à destination de Nouméa est actuellement coincé à Calcutta, au nord-est de l’Inde.
En cause : une modification de sa trajectoire exigée par le contrôle aérien indien et ce, "malgré l’absence de restrictions de survol émises par les aviations civiles mondiales compétentes affectant l’espace aérien de New Delhi", rapporte la compagnie calédonienne dans un communiqué diffusé ce lundi 14 septembre, précisant que la capitale indienne accueille actuellement une rencontre des pays des Brics.
Le déroutement du vol "a entraîné un allongement significatif du temps de vol ainsi qu’une consommation supplémentaire de carburant, ne permettant plus à l’appareil de rejoindre Bangkok dans les conditions opérationnelles et réglementaires requises et prévues". L’appareil a, par conséquent, atterri à Calcutta, "aéroport de dégagement prévu par le plan de vol".
Il n’avait toujours pas repris les airs, ce lundi 14 septembre au matin. Les équipes d’Aircalin sont, en effet, confrontées à "plusieurs contraintes". D’abord, l’aéroport de Calcutta ne dispose d’aucun technicien qualifié sur les A330, appareils exploités par la compagnie calédonienne. Or, il est le seul à pouvoir procéder à "l’acte de maintenance de libération technique du vol", indispensable avant chaque décollage. Un technicien devra donc être envoyé sur place, mais le délai de son acheminement est pour l’instant inconnu. D’autre part, Aircalin doit respecter "l’obligation de reprogrammation du vol et de repos des équipages eu égard à l’atteinte de la limitation de vol réglementaire", en lien avec le déroutement et la recherche d’un mécanicien qualifié.
Il a également fallu composer avec le délai de six heures "imposé par les autorités indiennes pour autoriser nos passagers et équipages à débarquer de l’avion, malgré nos sollicitations immédiates pour parer à toutes éventualités". Ces derniers ont été "pris en charge" en attendant la suite de leur voyage.
"Le vol SB501 pourra reprendre son acheminement vers Bangkok puis Nouméa dès que l’ensemble des conditions opérationnelles, techniques et réglementaires nécessaires seront réunies."