
C’est une escale pour le moins atypique, mais synonyme de galère et de longue attente pour les passagers et l’équipage du vol SB 501 Paris-Bangkok-Nouméa opéré par Aircalin contraint d’atterrir en Inde, dimanche 13 septembre, au lieu de continuer vers la Thaïlande. Selon la compagnie aérienne, cet aléa serait lié à une "décision unilatérale" des autorités indiennes, qui aurait obligé les pilotes à dérouter et donc à modifier leur trajectoire de vol au-dessus de cet État, ce qui a rendu impossible à l’A330neo de pouvoir relier Bangkok dans ces nouvelles conditions, faute de carburant suffisant. L’appareil a ainsi été contraint de se poser à Calcutta.
Un vol Paris-Nouméa d’Aircalin coincé à Calcutta après avoir été dérouté [1]
Ce n’est que le lendemain soir, le lundi 14 septembre, à 23 heures, que l’avion a enfin pu redécoller pour rejoindre Bangkok, puis continuer sa route vers l’aéroport de La Tontouta, où les passagers sont donc attendus ce mardi 15 septembre, à 18h30.
La compagnie à l’hibiscus impute cet aléa essentiellement aux autorités de contrôle arien indiennes, qui auraient demandé de dérouter la trajectoire de vol en raison des consignes de sécurité aérienne en vigueur lors de la tenue du sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui se tenait à New Delhi (à environ 1 300 km de l’aéroport de Kolkata, à Calcutta), ce qui aurait engendré un manque de carburant. Une fois l’avion au sol, l’aéroport de Calcutta ne disposait d’aucun technicien qualifié sur les A330, appareils exploités par la compagnie calédonienne, selon Aircalin.
La presse de ce pays formule différemment les causes de cet incident. Selon le titre Times of India [1], qui se réfère aux informations transmises par l’aéroport de Kolkata, le pilote de la compagnie calédonienne aurait détecté un "problème technique" alors que l’avion survolait la zone, avant de demander aux autorités l’autorisation de se poser "en urgence", alors que l’appareil "a survolé Calcutta à plusieurs reprises" avant de demander l’atterrissage. Si nos confrères évoquent également un manque de carburant, ils n’évoquent, eux, ni la tenue du sommet des BRICS, ni d’autres vols opérant une route similaire ayant dû se poser par manque d’hydrocarbure.