
L’Isee (Institut de la statistique et des études économiques) vient de publier sa synthèse mensuelle des prix à la consommation [1] pour la période d’août.
En avril, les prix de l’énergie, dont les carburants, avaient littéralement bondi, sur fond de conflit au Moyen-Orient. Après avoir atteint leur pic en juin, ces tarifs ont légèrement reculé en juillet (-1,2 %), puis nettement diminué en août, de 4,6 %. Une baisse de nouveau tirée par le fléchissement des prix des carburants : -5,9 % pour l’essence et -17,2 % pour le gazole. Le prix du charbon participe également à cette diminution (-0,9 %).
En revanche, les prix du gaz augmentent de 5,1 %. Sur un an, les prix de l’énergie ont ainsi tout de même augmenté de 18,6 %, indique l’Isee.
En août, les prix de l’alimentation ont globalement reculé de 0,2 % pour le second mois consécutif. Cette diminution est principalement liée à la baisse des prix des légumes (-1,9 %), notamment de la tomate et du chou vert, alors que la saison du maraîchage atteint son pic en Nouvelle-Calédonie. Dans une moindre mesure, les produits sucrés et laitiers sont en repli.
À l’inverse, les prix des fruits ont progressé de 1,5 %, portés notamment par les hausses observées sur l’ananas, la banane, la pomme, l’orange et la poire. Les prix de la viande ont également augmenté de 0,2 %, essentiellement pour le porc et le poulet.
L’Isee précise néanmoins que sur les douze derniers mois, les prix de l’alimentation ont diminué de 1,4 %.
La hausse des prix des services s’est accélérée, soit + 0,8 % (après + 0,2 % en juillet), principalement portée par l’augmentation des tarifs du transport aérien international (+ 9,4 %), sous l’effet de la haute saison. Plus marginalement, les prix des services de restauration ont contribué à cette évolution, avec une hausse de 0,1 % dans les restaurants et de 0,3 % dans les cantines, notamment pour les services de gamelle.
Globalement, la stabilité des prix de produits manufacturés se confirme ce mois-ci (+ 0 %, après + 0,1 % en juillet), ce qui n’empêche pas certaines augmentations, notamment dans l’habillement (+ 1,8 %).