
La visite de la ministre des Armées et des anciens combattants, initialement prévue du 19 au 21 septembre [1], avant un déplacement à Fidji et en Indonésie jusqu’au 24, est finalement reportée, indique le haut-commissariat.
Deux raisons sont, semble-t-il, à l’origine de cette annulation annoncée trois jours avant son arrivée. La première est que la ministre est retenue à Paris cette fin de semaine "par la préparation de la séquence budgétaire", alors que le projet de loi de finances 2027 est attendu fin septembre. La seconde est que Catherine Vautrin doit "mener des consultations auprès des partenaires européens, concernant l’évolution de la situation géopolitique internationale".
Sa venue était motivée par le fait de "préparer nos forces dans le temps long, défendre la souveraineté de nos territoires et de nos eaux, et consolider nos partenariats", dans une région où s’exercent les influences géopolitiques chinoise, australienne et américaine. La locataire de l’hôtel de Brienne entendait aussi "assurer la continuité de notre engagement comme partenaire fiable et de confiance dans la zone, conformément à notre stratégie indopacifique".
Catherine Vautrin devait notamment s’entretenir avec les Forces armées en Nouvelle-Calédonie, et faire un suivi de la modernisation des capacités prévue par la loi de programmation militaire, notamment après l’arrivée à Nouméa du patrouilleur Outre-mer Jean Tranape.
La membre du gouvernement s’est déjà rendue au Japon, en Corée, en Inde et à Singapour. Pour le ministère des Armées, "la France demeure une puissance de l’Indopacifique, la seule nation européenne riveraine de la région", avec "1,6 million de Français, 9 millions de km² de ZEE, et 7 000 militaires déployés en permanence".