
"Je suis candidat à la présidence de la République, je serai candidat à l’élection présidentielle", a déclaré Éric Zemmour, patron du parti d’extrême droite, interrogé sur BFMTV. Il ne s’agit cependant pas d’une déclaration formelle de candidature qui, selon son entourage, devrait intervenir au cours de cet automne, probablement dès octobre.
Au cours de cette longue émission télévisée, l’ancien journaliste de 68 ans a déroulé les éléments de son programme politique.
Éric Zemmour, adepte du principe de "remigration", c’est-à-dire l’expulsion des étrangers et pas seulement l’arrêt de l’immigration, a fixé à un an la durée de chômage après laquelle un étranger, même en situation régulière, devrait être contraint de quitter la France.
Le leader du parti d’extrême droite a ainsi dressé une liste des catégories d’étrangers qui, selon lui, devraient être expulsés. "Il faut renvoyer tous les étrangers qui sont dans les prisons françaises. Ça fait 25 % des prisons, a-t-il déclaré. Il faut renvoyer tous les délinquants étrangers, même ceux qui ne sont pas en prison", a-t-il poursuivi, citant des personnes purgeant une peine sous bracelet électronique ou soumis à des travaux d’intérêt général.
"Il faut également renvoyer les clandestins, les chômeurs de longue durée, et tous ceux qui vivent uniquement des aides sociales", a-t-il ajouté, fixant la durée de chômage à "plus de six mois à un an".
Lors de son entretien sur BFMTV, jeudi soir, il a de nouveau loué les progrès de l’intelligence artificielle, réitérant comme dimanche lors d’un meeting dans les Yvelines que les robots pourraient à l’avenir remplacer la main-d’œuvre immigrée.
Il avait, ces dernières semaines, dissipé les doutes sur une nouvelle candidature à l’Élysée et fait savoir que ce serait bien lui qui porterait les couleurs de Reconquête, et non pas l’eurodéputée Sarah Knafo, dont le livre consacré aux finances publiques de la France, Le Casse du siècle (Fayard), connaît un grand succès de librairie.