
Après avoir prévenu, le jeudi 17 septembre, à l’Assemblée de Polynésie, qu’il fallait "diversifier" les bailleurs du pays, annonçant qu’il allait se tourner vers la Banque asiatique de développement pour faire face à une possible baisse des dotations de l’État, Moetai Brotherson a reçu Céline Ruiz, la cheffe du bureau européen pour les pays et territoires d’Outre-mer du Pacifique, basée à Nouméa.
La représentante a ainsi effectué sa première visite de travail au fenua, afin de mettre en place un partenariat financier avec le pays dans le cadre de projets structurants ayant trait à la transition énergétique, la gestion de l’eau, l’adaptation au changement climatique, l’alimentation durable…
Alors que se profile le prochain cadre financier européen 2028-2034, l’instrument Global Europe définira l’action extérieure de l’UE pour les années à venir, dont son initiative phare, "Global Gateway", dédiée aux grandes infrastructures et au financement de grands projets dans le monde, notamment dans l’énergie, le numérique et les transports. La Polynésie pourrait donc aller chercher des soutiens financiers du côté de Bruxelles.
"Nous devons pouvoir identifier les financements européens auxquels la Polynésie française peut prétendre et les mobiliser pour faire avancer des projets concrets, adaptés aux réalités de nos archipels et aux besoins des Polynésiens", a résumé le président du pays, qui affiche ainsi à nouveau sa volonté de multiplier les guichets, avec l’Europe comme nouvelle piste à explorer.