
Afin de lutter contre le réchauffement et l’acidification des océans, la pollution et la dégradation des habitats, les pays et territoires du Pacifique ont décidé d’agir ensemble à travers l'"Initiative océan Pacifique – protection et gestion durable des écosystèmes côtiers et marins pour la résilience des communautés", dont la création a été annoncée à Fidji le lundi 21 septembre.
Ce nouveau programme est mis en œuvre par le Proe (Programme régional océanien de l’environnement), dont sont membres la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française, et qui pilote ce qui est consacré à la conservation et à la gestion durable d’espèces et d’écosystèmes marins et côtiers, tels que les récifs coralliens, les oiseaux marins, les cétacés et les tortues marines. De son côté, la CPS (Communauté du Pacifique) est chargée du volet dédié à la gestion communautaire des pêches côtières.
Dotée d’une subvention de 955 millions de francs de l’AFD (Agence française de développement) sur cinq ans, cette initiative vise, en protégeant davantage l’océan, à "garantir la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance, la résilience économique et la capacité à s’adapter au changement climatique", a déclaré Élodie Vitalis, représentante de l’AFD à Fidji. Et ce, à travers des actes "adaptés aux réalités, aux priorités et aux connaissances des pays, territoires et communautés insulaires du Pacifique", a souligné Sefanaia Nawadra, directeur général du Proe.
L’Initiative océan Pacifique doit bénéficier à dix-huit pays et territoires insulaires du Pacifique éligibles.