
Sur un des fronts, les flammes ont cessé de gagner du terrain. Mais sur l’autre, le relief et la végétation obligent les pompiers à attendre le feu sur les zones accessibles pour tenter de le contenir. Ce mercredi 23 septembre, à 17h30, la situation reste contrastée sur le principal incendie qui sévit depuis dimanche à Koumac.
Ce sont plus de 1 000 hectares qui ont désormais été parcourus par le feu, soit 100 de plus que la veille [1] lors du précédent point de situation. Sur le terrain, pas moins de vingt-sept sapeurs-pompiers et douze véhicules sont engagés, ainsi qu’un poste de commandement mobile, indique le lieutenant Philippe Buama, chef du service opérations et logistique de la Sécurité civile.
Le flanc situé entre la zone industrielle et le village est désormais fixé, c’est-à-dire qu’il ne progresse plus. Les équipes se sont employées dans la journée à traiter les lisières, à éteindre les points chauds et à surveiller d’éventuelles reprises.
La situation demeure en revanche plus délicate sur l’autre flanc. Dans sa partie haute, vers le secteur des Grottes, le feu reste actif et évolue librement. Une dizaine d’habitations se trouvent dans cette zone. Aucune évacuation n’a toutefois été décidée.
C’est sur ce front que sont concentrés l’essentiel des moyens. D’autant plus que la végétation, particulièrement dense à cet endroit et surtout la difficulté d’accès, complique fortement les opérations. "On est davantage en position défensive qu’offensive", explique Philippe Buama. Dans les secteurs inaccessibles, les pompiers doivent parfois "laisser venir le feu sur les routes pour pouvoir le tenir", détaille l’officier, qui précise qu’aucun hélicoptère bombardier d’eau n’est engagé et le seul appui aérien consiste en des reconnaissances effectuées par drones.
Un second incendie reste par ailleurs sous surveillance dans le secteur Chagrin-Néhoué-Tiébaghi. Il a, quant à lui, parcouru plus de 600 hectares, mais ne menace aucune habitation, selon la Sécurité civile.
La forte mobilisation des secours a conduit la mairie de Koumac à demander aux habitants de limiter leur consommation d’eau, les pompiers puisant dans le réseau communal.
Aucune difficulté d’approvisionnement n’a toutefois été relevée à ce stade par les pompiers, assure Philippe Buama. La mairie prévient néanmoins que la sollicitation des bouches et poteaux d’incendie peut occasionner localement des baisses de pression ou des coupures temporaires.
La Réserve citoyenne de Koumac s’est également mobilisée. Des bénévoles recueillent, à l’entrée du lotissement tribal en direction des Grottes, de l’eau, des boissons, de la nourriture et des barres de céréales destinées aux équipes sur le terrain.
Activé mardi soir, le dispositif Orsec feu de forêt niveau 2 reste en vigueur. Pour Philippe Buama, les deux principales difficultés à ce stade restent "les conditions météo et l’accessibilité sur une partie du feu." Un certain nombre des effectifs doit demeurer mobilisé durant la nuit avant la reprise des opérations jeudi matin.