
Depuis 50 ans, le groupe Cipac, ou la Cipac comme l'appellent les Calédoniens, participe au développement du territoire, que ce soit dans les domaines de l'industrie, de la santé, du digital ou de la formation. Un groupe familial, qui n'est pas "dans une logique de rentabilité immédiate" et qui revendique "une vocation de développement", souligne son directeur général. Pierre Massenet s'inscrit dans cette tradition, tout en y apportant sa propre marque.
Après son baccalauréat, le Calédonien poursuit ses études dans l'Hexagone, puis en Australie, où il découvre la culture anglo-saxonne du travail. En 2013, une opportunité lui permet d'intégrer le groupe familial. Quatre ans après, Pierre Massenet devient directeur général du groupe, tandis qu'Alexandre Lafleur en devient le président. "Les deux familles actionnaires ont passé la main en même temps." Une confiance qui a favorisé l'entrée du groupe dans une nouvelle ère. "Cela nous a permis de nous installer et de mettre en place un plan d'entreprise assez ambitieux avec une énorme évolution managériale et culturelle."
Pierre Massenet impulse un fonctionnement plus simple et participatif, une nouvelle dynamique commerciale et une communication beaucoup plus moderne. "Quand j'ai repris l'entreprise en 2017, j'ai cherché un objectif absolu. J'ai donné une consigne à mon Codir : je veux qu'on devienne, ou qu'on redevienne, 'the place to be'." Le groupe a ainsi été le premier à mettre en place un congé de parentalité avant même que le gouvernement ne légifère. "En 2026, on a rajouté une semaine de congés à nos collaborateurs, dont un jour qu'on a appelé le congé de la flemme."
L'entrepreneur a cette envie de s'adapter, de bouger. "Je pars du principe qu'il ne faut pas qu'on attende. Il faut casser les codes, se différencier et faire tomber des interdits." Des valeurs qu'il met en œuvre en tant qu'élu à la CCI-NC en charge principalement des sujets liés au numérique et à l'innovation. "J'avais l'envie de m'impliquer davantage dans une période critique pour la Nouvelle-Calédonie. Je trouvais que la CCI-NC était un formidable outil au service de cette nécessaire refondation économique. Je ne peux pas rester spectateur", conclut-il.
1986 : naissance en Nouvelle-Calédonie.
2005 : classe préparatoire aux grandes écoles à Charlemagne, Paris.
2011 : diplôme d'ingénieur à l'University of Queensland.
2013 : retour en Nouvelle-Calédonie.
2017 : directeur général du groupe CIPAC.
2024 : élu consulaire à la CCI-NC.
2026 : président de l'association Talents Calédoniens.