
La facture d’électricité va de nouveau augmenter. À compter de ce jeudi 1er octobre, les tarifs seront revalorisés de 10,28 %, a confirmé le gouvernement ce mercredi 30 septembre.
La nouvelle grille tarifaire détaillant les montants applicables aux particuliers et aux professionnels n’a pas encore été communiquée à l’heure où nous écrivons ces lignes, et Enercal indique attendre le texte officiel avant de préciser les conséquences de cette augmentation sur les prochaines factures.
Cette revalorisation vient achever un rattrapage engagé il y a deux ans. En août 2024, le Congrès avait adopté un nouveau cadre destiné à ramener progressivement le système électrique à l’équilibre. Pendant des années, les sommes payées par les consommateurs n’ont pas couvert les coûts de production, de transport et de distribution. Le gouvernement devait compenser la différence, mais les versements n’ont quasiment jamais été effectués, conduisant Enercal à s’endetter et à reporter des investissements.
Pour éviter de répercuter brutalement ce déséquilibre sur les factures des consommateurs, une période transitoire a été instaurée entre octobre 2024 et septembre 2026, avec trois paliers successifs. La première hausse, appliquée au 1er octobre 2024 [2], avait fait augmenter le prix de l’électricité d’un peu plus de 10 %. Un deuxième relèvement est intervenu en octobre 2025, avant celui de 10,28 %, qui entrera en vigueur jeudi.
Ce 1er octobre marque également surtout la fin de cette période transitoire. Désormais, les tarifs devront être recalculés chaque trimestre en fonction de l’évolution des coûts du système électrique. Ils pourront donc varier à la hausse comme à la baisse. Le principe sera le même que pour celui du carburant.
Mais ce retour à l’équilibre ne règle pas pour autant la question de la dette historique de la Nouvelle-Calédonie à Enercal, conséquence du mécanisme de compensation instauré en 2012. La collectivité est censée, depuis, couvrir la différence entre les tarifs payés par les consommateurs et les coûts réels de l’électricité, mais n’a quasiment jamais été en mesure de le faire.
Le Congrès a de nouveau reporté, le 18 septembre [3], le calendrier de règlement de cette dette. Son montant exact, actuellement estimé à 20,6 milliards par les services du gouvernement, devra désormais être arrêté au plus tard le 30 juin 2028. Les élus ont demandé qu’une expertise indépendante soit menée d’ici là, notamment par la Commission de régulation de l’énergie métropolitaine.
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/consommation-coupures-tarif-deficit-enercal-dresse-le-bilan-de-2025
[2] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/consommation/en-octobre-les-prix-ont-bondi-de-0-7-a-cause-des-tarifs-de-l-electricite
[3] https://www.lnc.nc/article/le-congres-regle-la-question-des-milliards-fictifs-et-valide-le-compte-administratif-2025
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