
L’État et Atout France, l’agence de développement touristique, annonceront ce jeudi 1er octobre à Paris, à l’occasion du premier sommet Choose Outre-mer, [1] un plan de relance de 3,5 millions d’euros (418 millions de francs) pour relancer le tourisme en Nouvelle-Calédonie, a indiqué mercredi le directeur général de l’agence, Adam Oubuih.
Opéré pour la période 2027-2030, ce "plan choc de mille jours" vise à structurer la filière touristique, accompagner les projets et renforcer l’attractivité de la destination, et s’inscrit dans un contrat de filière associant le gouvernement calédonien et les provinces. Il subventionnera quarante-cinq projets avec des aides allant de 3,46 à 8,35 millions de francs.
"Ce n’est pas de l’argent qui va chez Atout France, c’est de l’argent qui va à 75 % aux acteurs du territoire", a souligné Adam Oubuih. "Ce n’est pas un effet d’annonce, ce n’est pas un effet de manche", a-t-il assuré.
La stratégie acte la fin d’une logique de volume. La Nouvelle-Calédonie s’oriente vers un modèle "d’écoluxe", limitant les navires d’expédition à 200 passagers pour préserver les lagons. "On évolue d’une logique de volume, de masse, vers une logique d’expédition, de valeur, dans la croisière", a-t-il justifié. La destination "n’est pas les Fidji, ce n’est pas Tahiti, c’est encore un territoire méconnu, et nous, on voit ça comme un vrai levier, un vrai actif", a-t-il ajouté.
Le vice-président du gouvernement, chargé notamment du tourisme, Christopher Gygès, vise de 230 000 à 250 000 visiteurs annuels à l’horizon 2032. Des campagnes cibleront l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon. L’élu souhaite valoriser "cette petite France du Pacifique, où on arrive à vendre un peu un modèle français, une culture française, avec néanmoins les paysages des plus belles îles".
Après une chute de 38 % de la fréquentation en 2025 après les émeutes de 2024, une reprise de 18 % s’amorce au premier semestre 2026. et Le Caillou veut s’ouvrir à la concurrence. "On est très open à la venue de nouvelles compagnies aériennes sur le territoire, sans mettre en difficulté Aircalin", a affirmé Christopher Gygès.
Le vice-président parie sur la singularité locale : "il n’y a plus beaucoup d’endroits où on peut se permettre d’être seul sur une plage déserte au milieu de nulle part. En Calédonie, on le peut encore.".