
Alors qu’il se trouvait "très au large" de la Nouvelle-Calédonie, selon le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage (Coss), le Taï Tam, un voilier sous pavillon australien a heurté une baleine. Ce choc a entraîné une voie d’eau, c’est-à-dire un trou dans la coque, à tel point que le navire était en train de couler. Le samedi 26 septembre vers midi, les quatre occupants déclenchaient leur balise de détresse. Vers minuit, ils annonçaient abandonner leur navire parce qu’il y avait trop d’eau, se réfugiant sur leur radeau de survie.

Entre-temps, les secours se sont organisés. Le naufrage s’est passé dans "une zone de responsabilité conjointe entre le Coss et la coordination des sauvetages maritimes de Nouvelle-Zélande", à environ "600 km au sud-est de Nouméa", précise Théa Blanchard, directrice adjointe du Coss. Et au nord de l’île de Norfolk, selon les Forces de défense néo-zélandaises. Le contact a donc été établi entre les deux structures. "Le centre néo-zélandais a coordonné les opérations et a engagé un avion de surveillance, et un message a été envoyé à un cargo pour qu’il se déroute."
C’est le navire de marchandises Sofrana Surville, qui faisait route vers Nouméa, son port d’escale prévu et le port le plus proche, qui a dévié sa route et secouru les quatre marins, un Français, deux Australiens et un Néo-Zélandais, dimanche vers 7 heures, et les a débarqués en Nouvelle-Calédonie lundi vers 10 heures, tous sains et saufs. En revanche, leur navire a bien été confirmé coulé.
Ce genre de naufrage n’est pas courant, note le Coss. "Les collisions avec une baleine sont assez rares, indique Théa Blanchard. Parfois, la collision peut se faire avec un conteneur ou un objet non identifié. Cela arrive en moyenne une fois par an." La dernière fois, c’était il y a deux ans, au nord de Bélep.