
Les Outre-mer devraient bénéficier d’un total de 440 milliards de francs (3,68 milliards d’euros) de crédits budgétaires en 2027, selon le projet de loi de finances (PLF). Soit une augmentation d’environ 38 milliards de francs (320 millions d’euros).
"Dans la période de contraintes budgétaires, compte tenu des économies importantes qu’il fallait faire, il y avait un risque ou un enjeu particulier y compris sur le budget des Outre-mer, puisque tout le monde doit faire des efforts", a réagi la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou. "Mais nous faisons un choix politique fort qui est de préserver […] l’attractivité économique des territoires", a-t-elle ajouté.
La moitié du budget dédié aux Outre-mer concerne des exonérations de cotisations sociales spécifiques, qui permettent "d’alléger le coût du travail pour compenser les surcoûts structurels et les écarts de productivité dans les économies ultramarines", explique Bercy.
Pour soutenir le gouvernement de Nouvelle-Calédonie et relancer l’économie de l’archipel, une enveloppe de 34 milliards de francs (284 millions d’euros) d’autorisations d’engagement est prévue.
À Mayotte, confrontée aux conséquences du cyclone Chido fin 2024, le "soutien spécifique" de 12 milliards de francs (100 millions d’euros) au conseil départemental est reconduit. En outre, près de 37 milliards de francs (307 millions d’euros) d’autorisations d’engagement sont "intégralement consacrés au territoire mahorais", via le programme des interventions territoriales de l’État (PITE), désormais rattaché à la mission Outre-mer.
De façon globale, 87 milliards de francs (730 millions d’euros) de crédits de paiement seront dédiés au "soutien à l’amélioration des conditions de vie dans les territoires ultramarins".
Dans la perspective de l’examen du texte au Parlement, la ministre a mis en garde contre un rejet du budget. "Je ne veux pas que les Outre-mer payent la facture de posture politique. […] La Nouvelle-Calédonie a besoin des fonds de reconstruction. Mayotte a besoin des fonds de reconstruction […]. Donc oui, il y a un enjeu majeur à faire voter ce budget pour les Outre-mer pour ne pas les fragiliser davantage", a-t-elle insisté.