
Le décret nᵒ 2026-899 du 28 septembre 2026 modifie l’armement des agents de police municipale en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie " de façon bien distincte dans les deux territoires ultramarins", explique le haut-commissariat du Fenua. Publié au Journal officiel du 29 septembre 2026 [1], il entrera en vigueur le 9 octobre prochain. En attendant, le haut-commissariat a souhaité rassurer la population : "ce décret n’ouvre pas l’accès aux armes à feu de poing (revolvers ou pistolets semi-automatiques de catégorie B) aux agents de police municipale de Polynésie française".
La décision de doter les agents de ces équipements demeure, comme auparavant, de la compétence du maire, sous réserve de l’autorisation préalable du haut-commissaire de la République et de la signature d’une convention de coordination entre les forces de sécurité intérieure et la commune.
Un groupe d’agents "moniteurs" existe depuis 2017, notamment pour les techniques de combat rapproché et de self-défense, et permet aux policiers de se former entre eux au fenua. Concernant les armes non létales désormais autorisées sur le territoire, "les formations pourront être assurées par des agents de police municipale moniteurs en maniement des armes. Ceux-ci seront formés à cette fonction avec le concours des administrations et établissements publics de l’État, et pourront obtenir un certificat de moniteur de police municipale en maniement des armes".
Au fenua, la création d’une police municipale est une compétence obligatoire pour l’ensemble des 48 communes. Toutefois, la taille et la structure de ces services varient fortement d’une île à l’autre, en fonction notamment du nombre d’habitants, certaines îles très peu peuplées ne disposant que d’un agent de surveillance de la voie publique (ASVP). Assermenté et travaillant avec la police municipale, il n’est pas armé et ne dispose pas des mêmes prérogatives de sécurité publique.