
Les chiffres publiés ce jeudi 15 octobre par le Bureau australien des statistiques confirment une tendance préoccupante. Le taux de chômage australien s’est maintenu à 4,7 % en septembre, après que le chiffre d’août a été révisé à la hausse de 4,6 % à 4,7 %, portant le taux à son niveau le plus élevé depuis la période de la pandémie de Covid-19.
Concrètement, ces données impliquent une perte de 39 300 emplois en septembre par rapport au mois précédent. Le nombre de chômeurs officiels a quant à lui augmenté de 8 900 personnes. Le taux de participation, qui correspond à la proportion de personnes ayant un emploi ou recherchant activement un emploi parmi la population, a également diminué, passant de 67 % à 66,8 %.
Selon nos confrères d’ABC [1], l’économiste Tom Kennedy a indiqué que cette "détérioration est également plus marquée que ce que la banque centrale de l’Australie avait prévu en août", avant de préciser qu’en dehors des fluctuations liées à la Covid-19, il s’agit de la plus forte hausse du taux de chômage sur une période de neuf mois depuis plus de dix ans dans le pays.
De son côté, l’économiste Oscar Guth, d’Oxford Economics Australia, a déclaré à nos confrères que le chômage continuerait d’augmenter au cours des douze prochains mois, prévoyant que le taux de chômage dépassera 4,8 % fin 2027. Et ce, en raison des effets différés des chocs pétroliers et du resserrement de la politique monétaire qui continuent d’affecter le marché du travail.
À titre de comparaison, ces données restent, néanmoins, bien en deçà des chiffres français. Au niveau national, le taux de chômage dans l’Hexagone est estimé à 8,3 % au deuxième trimestre 2026 selon l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques).