
Le 28 mai, les élus du Congrès ont adopté à l’unanimité une loi du pays relative à l’encadrement de la pêche dans les eaux calédoniennes [1], visant à assurer une gestion durable des ressources et à mieux encadrer les pratiques. Cinq mois plus tard, le gouvernement lance, à compter de ce mercredi 21 octobre, une consultation en ligne afin de recueillir les avis des Calédoniens sur deux projets d’arrêtés qui doivent être intégrés au texte.
Le premier concerne l’usage de certains engins de pêche. Dans un "objectif de durabilité de la pêche hauturière locale et de protection des écosystèmes marins", le projet prévoit d’interdire totalement un certain nombre d’entre eux "dans l’ensemble de l’espace maritime de la Nouvelle-Calédonie, et ce à tous les navires y circulant". Il vise en particulier les "arts traînants", une technique qui consiste à encercler les poissons, souvent à l’aide d’un large filet tiré depuis le fond.
Les "chaluts, dont les chaluts de fond, les chaluts pélagiques, et tout type de drague" sont concernés, ainsi que les "sennes coulissantes ou tournantes et tout type de filets tournants". Quant à la pêche à la palangre horizontale, une longue ligne sur laquelle sont fixées, à intervalle régulier, de plus petites lignes munies d’hameçon, "les fils en acier pour les lignes secondaires, les bas de lignes et les lignes rattachées directement à la bouée" seront proscrits. D’autres engins de pêche dits "passifs" sont également concernés, comme les filets maillants ou dérivants.
Le second projet d’arrêté porte, lui, sur la liste des espèces marines interdites à la pêche, mais aussi à la capture, la détention, la mutilation, la découpe, le transport, le transbordement, la commercialisation, la vente, l’achat et l’exportation. Elle se compose des baleines, des dugongs, des requins, des raies, des chimères et de toutes les espèces de tortues présentes dans les eaux calédoniennes. Le texte vient ainsi "préciser strictement les interdictions de capture" de ces animaux déjà classés parmi les espèces protégées dans les différents codes de l’environnement des provinces.
Il définit également les conduites à adopter en cas de capture accidentelle, ainsi que le matériel exigé à bord de tous les navires pour assurer la sécurité de l’animal et son retour en mer. S’il était amené à mourir, "il est interdit de le conserver à bord". En revanche, les membres d’équipage peuvent procéder à des "échantillonnages" dans le cadre de la collecte de données visant à "nourrir les connaissances scientifiques".
Les Calédoniens ont jusqu’au 5 novembre pour se prononcer sur ces deux projets d’arrêtés, consultables en ligne [2]. La loi de pays entrera en vigueur le 1er janvier 2027.
Les personnes intéressées peuvent exprimer leur avis via le formulaire en ligne [3] ou, par courriel, à l’adresse suivante : sgg.pnmc@gouv.nc [4].
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/la-peche-professionnelle-bientot-mieux-encadree-dans-les-eaux-caledoniennes
[2] https://gouv.nc/actualites/20-10-2026/consultation-publique-relative-deux-projets-darretes-encadrant-la-pratique-de
[3] https://docs.google.com/forms/d/19XJE1tr8PvMa3YUggYoEUpC-Hz2fYpIJO8PwLe4Q9xg/viewform?ts=6ad0239d&edit_requested=true
[4] mailto:sgg.pnmc@gouv.nc
[5] https://www.lnc.nc/user/password
[6] https://www.lnc.nc/user/register
[7] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements