
Sur la petite colline qui domine les tombes, le ballet des pelleteuses a commencé. Présenté ce mercredi 21 octobre au haut-commissaire, Jacques Billant, dans le cadre de sa visite sur la commune, le chantier d’extension du cimetière de Païta est désormais bien visible. Cette première tranche de travaux doit créer plus de 900 nouvelles places, pour un investissement d’environ 250 millions de francs.
"On arrive aujourd’hui aux limites de capacité du cimetière actuel", explique le maire, Antoine romain. Le site compte plus d’un millier de sépultures, "dont les plus anciennes remontent à 1918", précise l’élu. Entre soixante-dix et quatre-vingts inhumations y sont effectuées chaque année. Et avec la croissance que connaît la commune ces dernières années et le vieillissement de la population, ce besoin est appelé à évoluer.
Si des lieux de sépulture existent dans les tribus, celui-ci est le seul cimetière communal. La mairie a choisi de l’étendre plutôt que d’ouvrir un nouveau site ailleurs, d’autant plus que le foncier situé immédiatement derrière le cimetière appartient déjà à Païta.
Ce problème de place n’est pas nouveau. En 2017, une première opération avait déjà été menée pour cause de saturation. Des travaux d’assainissement avaient notamment permis de récupérer 130 places ainsi qu’une centaine de caveaux, indiquait alors la mairie.
Mais le projet actuel est de bien plus grande ampleur. L’étude environnementale soumise à consultation publique par la province Sud au mois de juillet prévoit à terme deux zones d’extension totalisant environ 4 hectares, avec des plateformes funéraires, des voiries, des places de stationnement, des réseaux d’eaux pluviales, ainsi que des aménagements paysagers. Les marchés lancés par la commune comprennent notamment les terrassements, les réseaux, les allées et la végétalisation.

Pour cette première zone, Antoine Romain fait état d’un financement d’un peu plus de 160 millions de francs de l’État au travers du Fonds communal de développement, d’environ 22 millions issus du Fonds intercommunal de péréquation (gouvernement) et de 65 millions à la charge de la ville.
Les terrassements doivent être suivis d’aménagements paysagers. La livraison est prévue à la fin du premier trimestre 2027. Une deuxième zone est déjà envisagée, mais "elle n’est pas financée à ce jour", précise le maire.