
Accusé de consultation, mise à disposition et détention d’images pédopornographiques, un homme a reconnu les faits après son interpellation, le 27 octobre. Le résultat d’une enquête commencée le 21 septembre par le service territorial de police judiciaire.
Le Nouméen, âgé de 51 ans, a en effet été confondu grâce à une mission de surveillance de l’antenne de l’office anti-cybercriminalité visant les réseaux de téléchargement d’images pornographiques représentant des mineurs. Il a été repéré par les enquêteurs "comme se livrant à de très nombreux téléchargements de fichiers pédocriminels", explique le procureur de la République, Yves Dupas, dans un communiqué ce vendredi 30 octobre.
L’auteur a commencé à télécharger ces contenus en 2000. Et la perquisition de son domicile a permis "de saisir trente et un disques durs externes stockant plusieurs centaines de milliers de contenus illicites".
L’homme, un célibataire exerçant une activité professionnelle stable, a avoué "son attirance pour des fillettes âgées de 6 ans à 15 ans, en se présentant comme étant un pédophile". D’après l’expertise psychiatrique, poursuit le procureur, les infractions reprochées étaient en lien direct avec une "orientation pédophile fantasmatique et l’incapacité d’accéder à une vie sexuelle mature du fait de ses inhibitions à l’égard des femmes". L’expert a par ailleurs conclu à l’absence de trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou entravé le contrôle de ses actes.
Présenté au parquet le jeudi 29 octobre, l’accusé, qui n’a pas d’antécédent judiciaire, a été jugé dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Il écope d’une peine de deux ans d’emprisonnement assorti d’un sursis probatoire durant trois ans, avec plusieurs obligations, dont celles de travail ou de formation professionnelle et de soins, mais aussi l'’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs, d’exercer une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact avec des mineurs, de paraître aux abords ou dans les établissements solaires, ainsi que de quitter le territoire sans autorisation.
Ces mesures d’accompagnement judiciaire sont "très strictes", précise Yves Dupas, et ont été assorties de l’exécution provisoire, c’est-à-dire qu’elles prennent effet immédiatement, dès la sortie du tribunal.
La peine encourue pour ces infractions - consultation, mise à disposition et détention d’images pédopornographiques - peut aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et une amende de 75 000 euros (9 millions de francs) et, en cas de diffusion, atteindre sept ans d’emprisonnement.