
Ce sont des passagers pour le moins inhabituels qui sont montés à bord du SB600 à destination de Papeete, en Polynésie française, le vendredi 30 octobre, à 9h35, pour un vol de 5h30 sans escale. Quatre taureaux reproducteurs, dont deux Brahmousin et deux Droughtmaster, qui visent à aider au renouvellement génétique des troupeaux polynésiens.
Ils ont été sélectionnés par l’Upra bovine de Nouvelle-Calédonie, à la demande de la direction de l’agriculture de Polynésie française. Leur départ a nécessité "plusieurs mois de travail, de préparation et de nombreuses démarches", explique l’Upra bovine sur sa page Facebook. Un projet d’exportation qui participe "à faire rayonner la génétique de nos élevages calédoniens", se félicite l’organisme.
Les deux bovins de race Brahmousine, pour lesquels le voyage s’arrête à Tahiti, proviennent de la Scapo Rolland, à La Foa. Les deux de race Droughtmaster, qui poursuivent leur parcours jusqu’à l’île de Raiatea, sont, eux, issus de la Société d’élevage de Mueo, à Poya, et de la SCP Fayard, à Dumbéa, indique Aircalin dans un communiqué.
Le transport de ces bêtes, qui pèsent "aux alentours d’une tonne chacun", n’est pas anodin pour la compagnie aérienne, assujettie à une réglementation spécifique. "C’est organisé conformément à la réglementation de l’Association internationale du transport aérien applicable aux animaux vivants, ainsi qu’aux exigences d’Aircalin." Ainsi, le bétail, embarqué après une quarantaine sanitaire réglementaire, est installé dans des caisses "spécialement conçues, garnies d’une couche de copeaux, afin de leur permettre de s’allonger pendant le vol", poursuit la compagnie. Les équipes suivent également la température, la ventilation, ainsi que la répartition des charges.
L’opération qui s’est déroulée vendredi matin a mobilisé une quinzaine de personnes.