
Rédigé en 2025, le projet de loi relatif aux droits des peuples autochtones a été adopté, le mardi 3 novembre, par le parlement fidjien. Il vise officiellement à "reconnaître, protéger et promouvoir les droits des peuples autochtones" vivant aux Fidji. Il est basé en grande partie sur une déclaration adoptée en 2007 par l’Assemblée générale de l’ONU, dont les 47 articles sont justement annexés au projet de loi fidjien.
Le texte assume en effet de vouloir lui "donner effet" localement, en la consacrant comme un "instrument universel international", ainsi qu’un moyen de protéger et promouvoir le droit des peuples autochtones fidjiens. Il fixe également une série d’objectifs : promouvoir l’autodétermination et le bien-être des peuples autochtones ; éliminer toutes les formes de violence, de racisme et de discrimination à leur encontre ; promouvoir le respect mutuel, la compréhension ainsi que de bonnes relations entre les différentes cultures ou communautés ; établir des mesures de suivi, de contrôle, de recours ou de réparation ; reconnaître, respecter, protéger et promouvoir la culture, les traditions et les pratiques coutumières des peuples autochtones des Fidji…
Le projet de loi ne se contente pas de lister des intentions. Il prévoit en effet un "plan d’actions". "Le succès de cette loi ne se mesurera pas seulement par son adoption, a déclaré Ifereimi Vasu, ministre des affaires autochtones. Il se mesurera par la qualité du plan d’actions, par la manière dont les gens seront consultés à grande échelle et honnêtement, et par la mesure dans laquelle les peuples autochtones verront une réelle différence dans leur vie."
Les mesures du plan, qui sera donc élaboré prochainement en lien avec les communautés autochtones de l’archipel, vont se concentrer sur la lutte contre les discriminations, la participation équitable aux bénéfices issus des ressources naturelles et la protection du patrimoine culturel. Il devra être achevé dans un délai d’un an après l’entrée en vigueur de la loi.