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La Nouvelle-Zélande vote samedi avec l’inflation en tête des préoccupations
AFP | Crée le 04.11.2026 à 16h53 | Mis à jour le 04.11.2026 à 16h55

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Les Néo-Zélandais sont appelés aux urnes le samedi 7 novembre pour des élections législatives qui s’annoncent serrées, avec la hausse du coût de la vie au premier rang des préoccupations. Photo AFP / Gabriel Bouys
Les Néo-Zélandais se rendent aux urnes le samedi 7 novembre pour des élections législatives qui s’annoncent serrées, sur fond d’inquiétudes liées à la hausse du coût de la vie et à la situation économique. Le point sur les principales figures du paysage politique du pays et les thèmes de campagne.

Selon les sondages réalisés en vue du scrutin législatif prévu le samedi 7 novembre, ni le Parti national au pouvoir, mené par le Premier ministre, Christopher Luxon, ni le Parti travailliste dans l’opposition ne semblent en mesure de remporter la majorité absolue. Une alliance devrait alors être nécessaire pour désigner le Premier ministre, donnant un rôle clé aux plus petits partis.

Voici les principales figures du paysage politique néo-zélandais et les thèmes de campagne :

  • Le Premier ministre, Christopher Luxon


Premier ministre depuis 2023, Christopher Luxon brigue un second mandat à la tête d’une coalition de droite, dans un contexte économique difficile Photo AFP / Michael Bradley

Le Premier ministre sortant espère que sa coalition de droite pourra se maintenir au pouvoir, en martelant qu’il n’y aura "pas de nouveaux impôts" et en décrivant ses opposants comme une alliance de gauche imprévisible.

Ancien patron d’Air New Zealand, ce millionnaire conservateur est à la tête de la Nouvelle-Zélande depuis 2023. Mais les divisions au sein du mouvement, ainsi que la hausse du coût de la vie sous son mandat ont fini par entamer sa popularité.

Christopher Luxon a déclaré qu’il se voyait comme un "super vendeur" au service du pays et s’est engagé à promouvoir davantage d’accords de libre-échange s’il était réélu.

  • Le leader de l’opposition Chris Hipkins


À la tête du Parti travailliste, Chris Hipkins espère retrouver le poste de Premier ministre qu’il avait occupé quelques mois en 2023. Photo AFP / No Byeline - Stringer

Son principal adversaire est le travailliste Chris Hipkins, qui avait occupé le poste de Premier ministre quelques mois en 2023, succédant à Jacinda Ardern.

Il cherche à se présenter comme un homme du peuple, plaisantant sur son manque de goût vestimentaire, son amour des feuilletés à la saucisse et sa passion pour le bricolage.

Le Parti travailliste a promis un ensemble de mesures pour faire face au coût de la vie s’il revenait au pouvoir, allant de la gratuité des consultations médicales et des ordonnances à un plafonnement du prix des transports publics.

  • Qiulae Wong, faiseuse de roi ?


À la tête du parti centriste Opportunity (TOP), Qiulae Wong pourrait devenir l’une des figures clés des négociations pour former le prochain gouvernement. Photo AFP / Marty Melville

Le Parti des Opportunités (TOP) de Qiulae Wong, un mouvement centriste, ne recueille qu’environ 7 % des intentions de vote dans les sondages, mais un résultat très serré pourrait donner à sa dirigeante un rôle décisif dans la formation d’un futur gouvernement.

Cette ancienne consultante chez KPMG, âgée de 38 ans, s’est engagée à mettre en place un revenu de base universel jusqu’à 370 dollars néo-zélandais (22 000 francs) par semaine, financé par un impôt foncier.

Elle a également promis de prendre des mesures ambitieuses contre le changement climatique et de redresser le système de santé néo-zélandais en difficulté.

  • Le populiste Winston Peters


Winston Peters, ministre des Affaires étrangères et chef du parti New Zealand First, pourrait une nouvelle fois jouer un rôle décisif dans la formation du prochain gouvernement. Photo AFP / Tang Chhin Sothy

Le ministre des Affaires étrangères et leader du parti populiste New Zealand First est l’une des figures les plus controversées de la politique néo-zélandaise.

En juillet, l’ambassade de Chine à Wellington a déposé plainte contre l’octogénaire après un propos jugé raciste du chef de la diplomatie néozélandaise. Interpellé par le député du Parti vert Lawrence Xu-Nan, né en Chine, Winston Peters lui avait suggéré de "retourner dans (son) pays". Si le Premier ministre a qualifié cette remarque de "très offensante", il n’a pas limogé son ministre.

New Zealand First a promis une série de mesures populistes s’il revenait au pouvoir, allant de coupes drastiques dans l’immigration au retrait de l’Accord de Paris sur le climat.

  • David Seymour, le provocateur


David Seymour, vice-Premier ministre et chef du parti libertarien ACT, milite pour une réduction des dépenses publiques et de la fiscalité. Photo AFP / Ben strang

Le vice-Premier ministre néo-zélandais gouverne avec Christopher Luxon depuis 2023 dans le cadre d’une coalition parfois orageuse.

Il s’est fait connaître en menant campagne contre les mesures visant à renforcer le rôle de la minorité autochtone maorie dans la gouvernance et en faveur de coupes drastiques dans les dépenses publiques et les impôts.

Le parti ACT de David Seymour aux positions libertariennes multiplie les provocations contre la gauche. Avec 10 % des intentions de vote, il serait un acteur clé dans toute coalition de droite.

  • Les Écologistes


Chlöe Swarbrick, codirigeante du Parti vert, défend notamment un impôt sur la fortune et davantage de moyens pour le système de santé. Photo AFP / Marty Melville

De l’autre côté du spectre politique se trouvent les Verts, troisième parti le plus populaire de Nouvelle-Zélande.

Ses codirigeantes Chloe Swarbrick et l’ancienne ministre Marama Davidson se sont inspirées du maire de New York, Zohran Mamdani, pour un projet de chaîne de supermarchés gérée par les pouvoirs publics. Elles ont également promis d’instaurer un impôt sur la fortune et d’allouer des milliards supplémentaires à la santé.

En tant que deuxième parti de centre-gauche le plus populaire du pays, son soutien sera déterminant si Chris Hipkins veut devenir Premier ministre.

  • Les principaux thèmes de l’élection

Le coût de la vie est la principale préoccupation des électeurs, selon le sondage RNZ-Reid Research réalisé par le radiodiffuseur public néo-zélandais.

64 % des personnes interrogées déclarent que l’inflation et la hausse des prix constituent leur plus grande préoccupation, suivies par l’état du système de santé néo-zélandais, puis le prix de l’essence. Suivent l’état de l’économie néo-zélandaise et la montée du chômage.

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