
[11h16] Le compagnon de « Momo » est suspecté d'avoir violemment frappé celle-ci et de l'avoir tuée
La commune se soulève, une nouvelle fois, pour crier haut et fort que les violences conjugales doivent cesser.
À une semaine de la Journée internationale de la femme, une marche blanche était organisée ce vendredi à Houaïlou, du pont du lotissement jusqu'à la gendarmerie.
Cet événement est également en mémoire de « Momo », une femme d'une trentaine d'années, de la tribu de Nessakoéa, retrouvée morte à son domicile, dans la nuit du 11 au 12 février. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie. Le compagnon de la victime est suspecté d'avoir violemment frappé celle-ci et de l'avoir tuée. Il est activement recherché par les enquêteurs.
À l'issue de la marche blanche, un courrier devrait être transmis au responsable de la brigade.
Plus d'informations dans votre édition du week-end.
[8h35] A Houaïlou, une marche blanche après la mort d'une jeune femme sous les coups de son compagnon
C’est avec beaucoup d’émotion et de sentiments controversés que les débats ont ouvert cette semaine dédiée à la femme avec trois thématiques qui sont au cœur de leurs préoccupations quotidiennes. Les échanges ont débuté, hier, à la tribu de Coula, sur la commune de Houaïlou, avec le thème « La violence », les femmes, sous la houlette de la Fédération des Femmes Ajië et avec le concours de la mairie, des coutumiers et des forces vives de la commune, et se poursuivent ce vendredi à la tribu de Nédiouen avec une deuxième journée sur le thème « La sécurité ».
Jeanne Dabome, adjointe chargée de la santé, du social, de la sécurité et de la Mission de la femme précise que « c’est dans le cadre de la Journée de la Femme qui se fête le 8 Mars et aussi suite à un événement tragique qui s’est passé dans la commune, le 11 février dernier, au cours duquel une jeune femme est décédée suite à des coups portés par son compagnon que nous avons mis en place ces ateliers de réflexion. Lundi nous avons parlé de la violence faite aux femmes et de la responsabilité de chacun pour signaler ou intervenir. Aujourd’hui, la réflexion porte sur comment on sécurise la personne qui se fait battre ? ».
Elisabeth, membre active de la Fédération, ne cache pas son désarroi en tant que maman « J’envoie ma fille là bas pour servir cette famille. C’est par amour qu’elle va là bas, et pas pour aller mourir dans des conditions atroces ».
A Houaïlou, une marche blanche [1] doit rallier le du pont du lotissement à la gendarmerie où un courrier destiné à la justicesera remis au major de la brigade. Les participants sont invités à s’habiller en blanc et à prévoir un chapeau et une bouteille d’eau