
Réunis en séance au Congrès, ce matin, plusieurs élus ont commenté le décret du Premier ministre fixant la date du référendum au 4 octobre [1] et autorisant l’utilisation des couleurs bleu blanc rouge pendant la campagne.
« Très regrettable »
Au nom de l’Eveil océanien, Milakulo Tukumuli estime qui ni le choix du 4 octobre ni la permission d’autoriser le drapeau tricolore ne permettent de considérer que les conditions d’organisation du deuxième référendum sont identiques. « Nous aurions souhaité que la date du référendum soit reportée de plusieurs mois afin d’organiser une vraie campagne. L’État n’a pas suivi et c’est très regrettable. »
Débat biaisé
Président du groupe UC-FLNKS, Jacques Lalié est tout aussi mécontent : « Nous souhaitions que l’État revienne à la date du 25 octobre. C’était notre position lors du dernier comité des signataires. De plus, la décision d’autoriser l’utilisation du drapeau français biaise le débat. Cela signifie que ceux qui votent « oui » à la pleine souveraineté renonceraient à être Français. »
Conseil d'Etat
A l’UNI, Louis Mapou avait annoncé qu’en cas d’autorisation d’utilisation du drapeau français dans la campagne référendaire, son mouvement exercerait un recours devant le Conseil d’État. Ce matin, Victor Tutugoro a confirmé que cette démarche sera entreprise.
Equitable
Sans surprise, les élus de l’Avenir en confiance sont satisfaits du décret pris à Paris. La date leur convient, et l’utilisation du drapeau tricolore est perçu comme une condition de campagne équitable, puisque les indépendantistes peuvent utiliser le drapeau du FLNKS.
La situation est plus nuancée chez Calédonie ensemble. Le mouvement est favorable à l’utilisation du drapeau tricolore, mais aurait souhaité que la date du référendum soit retardée pour permettre une campagne plus exhaustive.