
Les Mondoriens ont eu la bonne surprise, ce jeudi matin, de voir les camions et pelleteuses faire le ménage sur la route qu’une partie d’entre eux empruntent tous les jours. Les carcasses de véhicules, les tas de terre et les blocs de pierre installés lors des blocages début décembre jonchaient le bord de la RP1 depuis un peu plus de deux mois. Après une première tentative d’enlèvement infructueuse [1], les services municipaux, accompagnés d’une entreprise privée et de membres du collectif "Usine du Sud = Usine pays" ont finalement débarrassé le triste décor en fin de matinée.
La nouvelle n’a pas manqué de faire réagir l’association Citoyen mondorien, qui milite depuis deux mois pour la libération de l’axe. Dans un communiqué, les membres de l’association regrettent cependant que "durant cette période, les autorités aient accepte que les mondoriens soient pris en otage, entravés, caillassés voire même agressés physiquement. Nous demandons à nouveau que les nombreuses plaintes déposées aboutissent à̀ confondre les auteurs et les commanditaires de ces exactions et que ces derniers soient sanctionnés par la justice." L’association souligne également qu’elle n’acceptera plus "de tels agissements".
Hasard du calendrier, Citoyen mondorien tenait justement une réunion publique, ce mercredi soir, sur la place des Accords à Boulari, comme elle l’avait fait une semaine plus tôt, à la salle des communautés du Vallon-Dore. Un moment d’échanges avec les habitants du nord de la commune dont l’objectif était notamment d’organiser des actions citoyennes de surveillance dans les quartiers du Mont-Dore, en prenant exemple sur ceux existants tels que "Mont-Dore Nord vigilance" ou encore les voisins vigilants de Robinson. Un peu moins de cent personnes ont assisté à l’événement. Le président, Florent Perrin, a appelé les participants à se réunir devant l’hôtel de ville à l’occasion du prochain conseil municipal, qui se tiendra jeudi 25 février, pour "mettre la pression" au maire, Eddie Lecourieux.
