
L’enquête ouverte après l’incendie survenu à l’école primaire Jack Mainguet, à Dumbéa, dans la nuit du 18 au 19 janvier [1], a conduit à la présentation, ce mercredi 21, de trois auteurs présumés devant le parquet, indique le procureur de la République, Yves Dupas, dans un communiqué.
Lundi 19 janvier, vers 6h30, les sapeurs-pompiers étaient alertés par un voisin signalant des fumées émanant de l’établissement scolaire. Sur place, les enquêteurs constataient d’importants dégâts matériels dans deux salles de classe, ainsi que de nombreux équipements renversés au sol. Une porte vitrée du bâtiment avait également été fracturée et du matériel scolaire retrouvé à l’extérieur de l’école, ce qui laissait conclure à un vol avant l’incendie.
Selon les éléments de l’enquête, menée par la gendarmerie nationale avec l’appui de la police municipale de Dumbéa, les trois suspects auraient pénétré dans l’école vers 3 heures du matin, avec l’intention de voler du matériel. Une porte située à l’arrière du bâtiment a été forcée, avant que les auteurs ne fouillent les locaux et s’emparent de divers objets scolaires, notamment des marqueurs et des cahiers.
Toujours selon le parquet, l’un des auteurs a ensuite mis le feu à du papier préparé par ses deux complices, qui auraient contribué à alimenter l’incendie. Les trois personnes ont pris la fuite dès le départ des flammes, avant de se réfugier dans une maison abandonnée du secteur. Interpellés, ils ont reconnu leur participation aux faits.
Le principal mis en cause, âgé de 19 ans, domicilié à Dumbéa et déjà connu de la justice pour des faits similaires, se trouvait en état de récidive légale. Il sera jugé en comparution immédiate ce vendredi 23 janvier pour destruction volontaire de biens par incendie et vol aggravé, des infractions passibles de dix ans d’emprisonnement. Il a été placé en détention provisoire jusqu’à l’audience, sur décision du juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet.
Les deux autres mis en cause, âgés de 14 et 16 ans, devront répondre de leurs actes lors d’une prochaine audience du tribunal pour enfants. Leur placement sous contrôle judiciaire a été ordonné. Le mineur de 16 ans a, en outre, fait l’objet d’une ordonnance de placement provisoire dans un foyer de la direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ).