
Absent des discussions qui se sont tenues en janvier à Paris, à l’issue desquelles un complètement à Bougival, l’accord Élysée-Oudinot, a été trouvé [1], le FLNKS, opposé à ces documents [2], invite à une "mobilisation pacifique" samedi 14 février à partir de 8 heures devant les grilles du haut-commissariat, indique le bureau politique du Front dans un communiqué vendredi 13 février. Le mouvement "encourage" également les relais dans le Nord et les Îles "à coordonner leurs actions en affichant nos couleurs".
Le Front de libération nationale kanak et socialiste critique le calendrier "mortifère" enclenché après la signature de l’accord Élysée-Oudinot et qui empêche tout "retour à la sérénité et cristallise de plus en plus les positions, alors que 2026 est une année d’échéances électorales", en premier lieu les municipales.
"L’accord signé n’offre aucune visibilité tant politique qu’économique", reproche le FLNKS dans son communiqué, estimant qu’il "enfonce notre pays dans une situation de dépendance morale et financière vis-à-vis de la France". Autre grief porté à l’encontre d’Élysée-Oudinot : la tentation de l’hyperprovincialisation, qui serait néfaste à la cohésion de la Nouvelle-Calédonie. D’autant que le Caillou "souffre déjà de radicalisation des positions, accentuée par des élus en manque de légitimité électorale".
C’est pourquoi une délégation du FLNKS, composée de son président, Christian Tein, du sénateur Robert Xowie, du député Emmanuel Tjibaou, mais aussi de Mickaël Forrest, de Brenda Wanabo et d’Oriane Trolue, se trouve en ce moment à Paris. Elle est chargée de rencontrer les acteurs de la vie politique française, "afin de donner notre version de la situation". Des rendez-vous avec l’ensemble des groupes parlementaires ont été sollicités, en vue de l’examen du projet de loi constitutionnelle visant à traduire les orientations des accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot en commission des lois du Sénat le 18 février, puis en séance publique le 24 février. Un calendrier "à marche forcée, pris en étau dans la campagne municipale", insiste le FLNKS, qui ne veut pas que "les décisions soient prises en France sans entendre notre voix".
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/politique/un-accord-signe-a-paris-pour-completer-bougival
[2] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/politique/le-flnks-denonce-un-pseudo-accord-et-entend-poursuivre-son-combat-pour-la-pleine-souverainete
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