
Depuis plusieurs jours, les mairies communiquent largement sur la remise des cartes électorales spéciales en vue des élections provinciales du 28 juin. Permanences dédiées, retraits en mairie ou envois postaux… les dispositifs se multiplient sur l’ensemble du pays.
Une mobilisation exceptionnelle, qui s’explique par une évolution majeure du corps électoral. L’ouverture de la liste spéciale provinciale (Lesp) aux natifs [1], qui concerne potentiellement 10 575 électeurs identifiés par le haussariat. Une réforme qui a entraîné un important travail d’inscription et de mise à jour des listes à quelques semaines du scrutin.
Certaines communes précisent d’ailleurs que les cartes destinées aux natifs nouvellement inscrits ou aux jeunes majeurs concernés sont en cours de traitement par les commissions administratives spéciales.
Les mairies ne procèdent pas toutes de la même façon. À Nouméa, les cartes électorales spéciales sont envoyées directement par courrier aux électeurs déjà inscrits sur la Lesp. Les cartes des personnes nouvellement intégrées à la suite de la réforme doivent, quant à elles, être expédiées à l’issue des travaux des commissions.
À Dumbéa, des permanences sont tenues à l’hôtel de ville et à la mairie du nord jusqu’au 19 juin. La commune autorise également le retrait de la carte pour une tierce personne sur présentation d’une carte d’identité (ou une copie) de l’électeur concerné.
À Païta, les électeurs peuvent retirer leur carte en mairie jusqu’au 19 juin. C’est également le cas pour Farino et la plupart des communes du Nord (Koné, Pouembout, Voh, Poya…)
Dans certaines villes, les équipes profitent de cette démarche pour informer les électeurs sur les procurations, leur bureau de vote, ou encore la vérification de leur inscription sur la Lesp.
Malgré l’importance accordée à la distribution de ces cartes électorales spéciales et la somme de travail que cela représente pour les employés municipaux, il ne sera pas obligatoire de les présenter le jour du scrutin. En fait, n’importe quel document officiel justifiant son identité suffit pour pouvoir glisser son bulletin dans l’urne. La même règle s’applique aux procurations. Les électeurs chargés de voter pour quelqu’un d’autre n’ont pas besoin de présenter la carte électorale ni la pièce d’identité de la personne qu’ils représentent. Leur propre pièce d’identité suffit.
Une particularité méconnue, parmi les documents admis pour justifier son identité figurent notamment le permis de chasser avec photographie et la carte du combattant valide, au même titre que la carte nationale d’identité, le passeport ou le permis de conduire.
La carte conserve toutefois un intérêt pratique. Elle permet de vérifier son inscription sur la Lesp et d’identifier rapidement son bureau de vote.
Les électeurs qui n’auraient pas reçu ni retiré leur carte électorale spéciale avant le 28 juin ne seront donc pas privés de vote à partir du moment où ils sont inscrits sur la Lesp et qu’ils sont en possession d’une pièce d’identité valide.