
Après plusieurs semaines d’intérim, son deuxième mandat ayant expiré en mai, Emmanuel Kasarhérou reste finalement à la tête de l’institution qu’il dirige depuis juin 2020. Une décision actée lors du Conseil des ministres mercredi 22 juillet, sur proposition conjointe de la ministre de la Culture et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, comme l’annonce Outremers360 [1].
Le décret du quai Branly prévoit une présidence nommée pour trois ans, renouvelable deux fois : cette reconduction est donc la dernière qu’autorise le statut de l’établissement, portant potentiellement à neuf ans la durée totale de son mandat.
Conservateur du patrimoine né à Nouméa, Emmanuel Kasarhérou est le premier Kanak à diriger un grand musée national français. Spécialiste de l’art océanien et des civilisations du Pacifique, il avait été à la tête du musée territorial de Nouvelle-Calédonie avant de rejoindre le quai Branly en 2014 comme adjoint au directeur du patrimoine et des collections. Il avait succédé à Stéphane Martin en 2020, après une période d’intérim assurée par le directeur général délégué Jérôme Bastianelli.
Emmanuel Kasarhérou : "Le musée doit rester à l’écoute des publics" [2]
Depuis sa prise de fonction, Emmanuel Kasarhérou a fait du "dialogue des cultures" et des questions de restitution des collections un axe central de son action, dans un contexte international marqué par une attention accrue portée à la provenance des œuvres et aux droits des communautés d’origine. Il a également développé la coopération avec les pays d’Afrique et du Pacifique, et accentué la présence des artistes contemporains dans la programmation du musée, qui a fêté ses vingt ans cette année.